L'actualité littéraire de Solange Tellier

Archives de Tag: Tellier

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avioth affiche

les Artistiques Dinah 2Solange sur les pas de Quentin lunettes corel

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avioth photo claudine

et partout de bien belles rencontres …

Merci à Dinah Drosehaut à Marie-France Dumout (Charente Libre) et à Claudine Dupuis-Lecomte

pour leurs sympathiques photos

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Quelques mètres suffirent à les amener en surplomb d’un espace dégagé s’ouvrant sur un panorama à couper le souffle. Le jeune homme fut saisi par ce qu’il découvrait. Angélyne avait bien fait de prévenir ! Devant lui, ou plus exactement, en-dessous lui, une cuvette en demi-cercle parfait, épousait le versant de la colline pour descendre jusqu’à une plate-forme située en contrebas que sa guide désigna du nom latin d’orchestra. Quelques soubassements délimitaient des espaces rectangulaires. Sur leur droite des pans de murs se dressaient comme des tours en ruine évidées. L’ensemble ne formait plus un monument à proprement parler, mais les vestiges, par leur dimension, laissaient imaginer une construction imposante à l’époque de sa splendeur.
Devançant la remarque Angélyne répéta ce qu’elle avait déjà dit le matin :
— Ce théâtre était l’un des plus grands de la Gaule rurale.

A flanc de coteau, sur toute la surface pentue et herbeuse, le relief naturel remodelé par le travail des hommes avait permis d’installer la cavea où prenaient place les spectateurs. Les fouilles n’avaient pas permis de mettre à jour d’éléments en pierre, ce qui laissait supposer que le public s’asseyait sur des gradins en bois.
Quentin suivait les explications avec attention, absolument médusé par ce qu’il découvrait au fin fond de cette campagne charentaise. Il laissa son regard glisser jusqu’à la ligne de l’horizon, très loin, tout juste à hauteur des yeux. L’opinion du géographe fut sans appel : ce théâtre devait avant tout sa magnificence à son implantation remarquable.
Sur la vaste plaine, les maisons, les fermes regroupées en hameaux, en villages, piquaient de touches roses et blanches le quadrillage champêtre où les parcelles dorées alternaient avec d’autres déclinant le vert dans toutes ses variantes et que les haies contenaient dans une géométrie régulière. L’ultime limite, délicatement soulignée par le blanc des coteaux calcaires que sublimait le soleil, était par endroits plus relevée dessinant des pleins et des déliés bien marqués. Le ciel d’un bleu profond, aujourd’hui sans nuage, prenait sa part dans le tableau. De ce côté-ci, nulle écharpe de gaze ne baignait le paysage pour diffuser la lumière et noyer les contours qui restaient nets, parfaitement découpés. Cette brume océane, vapeur en suspens, eaux réchauffées reprenant leur cycle infini, n’était visible que sur le versant opposé de la colline, en direction de l’ouest, lorsque, quittant Mourillac, la vue se perd loin, là où la terre rejoint la mer, là où le soleil chaque soir disparaît à fleur de terre pour s’enfoncer dans les flots. Là-bas, si l’on en croit le propriétaire du moulin érigé sur un mamelon au milieu des vignes, on peut, la nuit venue, distinguer depuis la lucarne du grenier, les lueurs du phare veillant sur l’estuaire.

vue plongeante4

Premier été – paragraphe 5 – p.60- Solange Tellier – Geste édition. Collection La Compagnie des Livres.

parution mai 2014 – ISBN 979-10-936-44-00-4 – Tous droits réservés.


Premier été : Juillet sonne l’heure des congés scolaires. Pour ses premières vacances en solo, Quentin décide de traverser la France pour rejoindre l’Océan Atlantique. Il fait étape en Charente. Deux nuits, tout au plus, pense-t-il. C’était sans compter sur l’attrait de la petite localité de Mourillac, son calme, son théâtre antique et surtout le charme de la belle Angélyne. Premier été est un voyage sentimental tout en douceur et en poésie qui permet de découvrir un petit bout de Charente méritant plus qu’une halte de deux jours.

28 septembre
entraîne le lecteur dans un autre voyage jusqu’en Charente Maritime, dans la petite cité de Talmont. Un matin de septembre, un pêcheur remonte dans son carrelet une bouteille contenant une lettre. Le hasard de la rencontre fera qu’il remet la mystérieuse missive à l’auteure de cet ouvrage. Celle-ci refait alors le chemin jusqu’à se fondre en la femme qui a posé ses mots avant de les confier à l’océan.

Premier été et 28 septembre, deux histoires d’amour avec pour toile de fond les paysages charentais empreints de douceur. L’écriture délicate de l’auteure font de cet ouvrage un délicieux passeport pour l’émotion.

Charentaise d’adoption, professeur des écoles et correspondante de presse, Solange Tellier signe son troisième roman. Sa poésie régulièrement primée lors de concours internationaux de poésie francophone, se retrouve dans son écriture romanesque. Ses ouvrages sont également des hymnes à la nature où le lecteur peut se retrouver et se poser pour savourer l’instant.

 

Talmont modifié

Parution prévue le 15 mai aux Editions Geste

ISBN : 979-10-93644-00-4/CUP 001

Cet ouvrage sera le tout premier de la nouvelle collection Geste : La Compagnie des Livres


salon la jarrie

Dimanche 3 Novembre

La Jarrie – 17-  (près de La Rochelle)

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Dimanche 10 novembre

Matha – 17-

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Dimanche 17 novembre

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