L'actualité littéraire de Solange Tellier

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Entre étymologie, histoire et géographie

« Tilai » pour les Grecs signifiant « petit flocon de neige », « tilium, tilia » pour les Latins, deux mots étymo- logiquement proches qui ont essaimé dans le monde moderne pour donner « tiglio » en italien, « tilo » en espa- gnol, « tilia » en portugais, ou encore « tei » en roumain. Il semblerait qu’avant de nous par venir avec sa forme actuelle « tilleul », l’arbre aurait été nommé « thil » ici,

« theil » ailleurs, ce qui explique les variantes, nom- breuses, auxquelles se rattachent les noms de lieux et de personnes. Le tilleul de notre histoire a pour désignation scientifique « tilia cordata ». Certains accordent ce quali- ficatif au fait que son écorce était autrefois utilisée pour faire des cordages. Je préfère croire, et je sais que des éru- dits sont de cet avis, que les savants, capables aussi de poé- sie, l’ont ainsi nommé en raison de ses petites feuilles en forme de cœur. La même raison sans doute, pour laquelle les Grecs et les Romains, qui n’avaient pas manqué d’ob- server cette particularité, avaient fait de cet arbre, à travers leur mythologie, un symbole d’amour et de fidélité.

Le tilleul est très présent dans le Sud-Ouest. Tilia cor- data, l’essence sauvage originelle, a colonisé les forêts au même rythme que les autres feuillus, à partir du moment où les périodes glaciaires ont laissé définitivement la place à un climat plus propice aux grands feuillus. À l’époque celtique, il devait déjà être bien présent puisque les druides prétendaient qu’à son ombre la vérité se faisait jour, que son parfum inclinait les juges à la clémence et les plaideurs à la conciliation. Son avancée n’a point failli au Moyen-Âge qui l’élevait au rang de bois sacré dans lequel on sculptait les statues, en même temps que les qualités médicinales de ses fleurs étaient reconnues. C’est à l’ini- tiative du ministre Sully que les espèces cultivées des tilleuls ont pris leur impulsion pour répondre au souhait du bon roi Henri, qui désirait que l’entrée de chaque vil- lage soit signalée par un tilleul et que ses fleurs soient uti- lisées dans les hospices pour soigner les malades. Ce furent généralement les parvis des églises qui s’en trouvè- rent ornés et aujourd’hui encore, les dimanches de grand soleil, les jours de kermesse ou de fête patronale, c’est sous le précieux ombrage de spécimens que l’on appelle, à tort ou à raison, des tilleuls de Sully, que l’on aime prendre un peu de bon temps.

Si ces honorables vétérans n’ont pas tous subsisté, si les survivants, peu nombreux, sont à l’heure actuelle étroite- ment surveillés en raison de leur état devenu parfois pro- blématique au vu de la sécurité, leur nom reste bel et bien gravé dans le patrimoine de la toponymie locale sous des formes parfois très voisines. Dans la région Poitou-Cha- rentes, Tillou s’affiche dans les Deux-Sèvres et c’est Theil d’Aubanie qui a adopté mon tilleul, tandis qu’à quelques encablures, Theil-Rabier en Charente possède sa place et sa rue des tilleuls. Il m’est arrivé souvent de croiser ici ou là un village, un hameau, un lieu-dit, un Theillou, Thillet, Tillet, Teil, Teillé parmi d’autres désignations, seules ou accolées à un autre nom, et quand la curiosité me poussait à vérifier si le village possédait bien « son » tilleul, dans la plupart des cas, je constatais que l’appellation n’était pas usurpée. Un tilleul, bien souvent plusieurs, toutes généra- tions confondues, alignés le long d’une rue ou regroupés …

Si le Theil me racontait. p.86-87

Le récit  Si le Theil me racontait est complété par une partie étymologie, histoire et géographie. L’ouvrage comporte également la légende de Phylira et Chiron et celle de Philémon et Beaucis.

A découvrir avec les autres ouvrages sur le salon de la littérature de Vouneuil sous Biard (86) – Proche de Poitiers.

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Voilà ça y est !

Prêt pour le salon des Achards !

On me pose souvent la question : Alors, un nouveau livre en cours ?

Hélas non. L’inspiration a du mal à retrouver le chemin de ma plume, ou vice-versa.

Par contre, par contre …. je conservais dans un vieux cahier à spirales quelques pépites.

Ces pépites je les ai ressorties en juin dernier pour ma collègue qui venait de fermer la dernière page de sa carrière, ressorties récemment pour une amie traversant un épisode compliqué. Après avoir fait des coupés-collés (des vrais, aux ciseaux et à la colle Uhu) que j’ai inclus dans un cahier Super Conquérant j’ai pensé que ces perles pourraient faire plaisir à un plus large lectorat.

Blasée par les éditeurs pour lesquels rien jamais  » ne convient à la ligne éditoriale », réservée quant à l’impression professionnelle (dès que l’on souhaite de la couleur et une présentation originale je ne vous dis pas les tarifs ! ) je me suis dit « Solange au boulot ! »

Ni une ni deux. Me voilà revenue au temps des Poèmes de Catherine, mon premier petit ouvrage all made home. L’imprimante qui n’est plus de la première jeunesse (un peu comme moi) a bien voulu reprendre du service, le massicot et la relieuse à peignes aussi.

Après plusieurs jours de travail, après bien des ratés avec des feuilles qui boulochent et coincent dans l’imprimante, le massicot qui refuse de couper plus de 10 feuilles à la fois et la relieuse à peignes qui parfois se casse les dents voilà enfin, alignés sur ma table de salle de manger, une quinzaine de recueils presque parfaits. Et si la « perfectude » n’est pas totale, je ne vous dis pas le plaisir d’avoir réalisé une fois encore ma petite création, de A à Z, de la mise en page jusqu’à l’impression. Avec la complicité bien sûr, de quelques petites têtes blondes loin de supposer que leurs dérapages étourdis ou leur lapsus involontaires ne sont pas tombés aux oubliettes.

Cinquante-six pages, deux centaines (et plus) de perles, de quoi se faire plusieurs colliers, c’est sûr.

Les perles au fil des pages sauront sans vous ruiner et sans risquer l’accoutumance avec des médicaments qui ne valent guère mieux que le glyphosate, vous enlever un peu (et même beaucoup) de la déprime automnale et hivernale.

Mon ordonnance : Une page recto-verso par jour pour un mois de traitement, à renouveler pendant tout l’automne et l’hiver et chaque fois que la déprime sonne à votre porte.

Et pour vous un extrait : (p.14 et 15)

Que retenez-vous du règne de Philippe Auguste ?

Philippe Auguste a remporté la victoire sur Bové en 1214

L’époque féodale n’est pas drôle pour tout le monde. Le petit peuple, formé essentiellement de paysans, n’est pas tous les jours à la noce.

Au Moyen-âge existaient deux sortes de paysans. Comment les appelait-on ?

Au Moyen-âge il y avait les cerfs et les vilains. Les cerfs vivaient dans les bois. Ils n’étaient pas libres.  

Les vilains étaient souvent mal habillés et n’avaient pas d’eau pour se laver. C’est pour cela qu’on les appelait vilains.

  • Arrive l’heure des Croisades et du bon roi Louis IX.

Comment s’appelait la mère de Louis IX ?

La mère de Louis IX s’appelait Blanche-Neige

Nb/les frères de Louis IX n’étaient-ils pas les sept nains ?

  •  Et les Croisés  ?

Les Croisés partirent à Jérusalem pour aller délivrer le tombereau du Christ.

En pays viticole, l’élève étourdi sera pardonné et le Christ qui a multiplié les pains et rempli les cruches  ne se retournera point dans sa tombe pour si peu.

  •  On passe à la Guerre de Cent Ans avec une première mi-temps guère en faveur des Français.

Le nom d’une bataille gagnée par les Anglais :

Les Anglais ont remporté la bataille de Crésuce

Il y a bien évidemment des pages Histoire, mais aussi des pages géographie, sciences, éducation civique, littérature et même … code de la route. Les perles on le sait sont de toutes les matières.

Voilà chers lecteurs. Pour ceux qui sont à l’Ouest vous pourrez me retrouver aux Achards (85) les 13 et 14 octobre prochain puis le 25 novembre au salon de Vouneuil sous Biard (86). Pour les autres, vous pouvez passer votre commande ici (par le biais de l’onglet contact).

Le recueil est au prix de 6,50€ avec seulement 0,50€ de frais de port pour les commandes sur ce site.


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… venez m’y rencontrer >

 Nouvelle Aquitaine -Poitou-Charentes

Est de Poitiers

Vendée

proche les Sables d’Olonne


 

Basilique de Marçay (86370)

(RN10 – Nord Ouest de Vivonne)

Dimanche 10 juin

de 10h à 19h

Premier salon du livre

sur le thème de la Nature

***

clic > http://basiliquedemarcay.com/premier-salon-du-livre-de-marcay-le-10-juin-2018/

Auteurs présents

clic > http://basiliquedemarcay.com/wp-content/uploads/LIste-Mar%C3%A7ay.pdf

***

Je présenterai au cours de la journée 15 minutes de lecture et d’échange autour du tilleul

 


Même si le temps n’est guère propice à une floraison convenable et encore moins à la cueillette, nous entrons bien dans la période de floraison des tilleuls. J’en profite pour poster ici le superbe courrier que m’avait adressé Yves Duteil après lecture de Si le Theil me racontait.

Une missive toute en douceur et en parfum de poésie.

J’ai eu, depuis, l’occasion de rencontrer Yves et Noëlle. J’ai pu constaté combien le tilleul était un arbre qui leur convenait.

Yves est bien l’honorable descendant de ces arbres enchanteurs, passeurs d’histoires et de mémoires, arbre de douceur et d’harmonie.

Merci à lui pour ces mots qui ajoutent à mon ouvrage la petite note de miel.

 

 

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