L'actualité littéraire de Solange Tellier

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Avec l’arrivée d’une nouvelle équipe départementale, Tonus Charente change de nom et devient Charente Mag. L’équipe rédactionnelle n’en a pas oublié pour autant de mentionner Premier été dans sa page 21 « Pour vous ».

Qu’elle soit remerciée pour la mise en valeur de cet ouvrage qui rend hommage au théâtre gallo-romain des Bouchauds sur la commune de Saint-Cybardeaux.

Pour lire quelques extraits cliquer à droite sur la catégorie Premier été

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auteurs pc

 

ma page auteur :

http://www.auteurs-poitou-charentes.com/auteurs-et-ouvrages/solange-tellier/


 Juillet :

Super U Sauzé-Vaussais (79)

Maison de la presse de Matha (17)

Fête Gallo-Romaine des Bouchauds (16)

Artistiques d’Avioth (55)

avioth affiche

les Artistiques Dinah 2Solange sur les pas de Quentin lunettes corel

couverture poèmes de catherine (3)

 

Août

Maison de la Presse Meyrueis (48)

Maison de la Presse Florac (48)

Marché artisanal Ispagnac (48)

couv blog fleur d'étoiles

Septembre

Limalonges (79)

Salon de Chartuzac (17)

Salon de Sainte-Verge – Thouars (79)

Salon de Montendre (17)

avioth photo claudine

et partout de bien belles rencontres …

Merci à Dinah Drosehaut à Marie-France Dumout (Charente Libre) et à Claudine Dupuis-Lecomte

pour leurs sympathiques photos


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vendredi 23 mai 2014

après-midi

Cultura Champniers-Angoulême

***

samedi 24 mai 2014

matin

Maison de la Presse Jarnac

***

samedi 24 mai

après-midi

Auchan Cognac

***

samedi 7 juin

matin

maison de la presse Aigre

***

Samedi 14 juin

matin

Cultur’1 Sauzé-Vaussais

***

 


 

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premier été 4ième de couv

disponible en librairies, sur toute la France

ou à commander ici avec en prime la dédicace de l’auteur et le marque-page original.

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Adresser un mail à

letheiledition@orange.fr

en précisant dans objet du mail :

Premier été.

 


Extraits de Premier Eté – Solange Tellier – à paraître mi- mai aux Editions Geste –

Tout à ses réflexions matinales, il restait concentré sur sa conduite. Son attention fut attirée par un panneau indicateur signalant à quelques kilomètres le village de Saint-Quentin. Ce petit clin d’œil le fit sourire ! Le voyageur ne pouvait imaginer mieux en matière de bienvenue et se sentit tout de suite plus d’affinités avec ce beau département. Il se fit à partir de là plus attentif à la signalétique. D’autres noms défilaient, différents de ceux en usage dans sa région et dont les racines, se mêlant à d’autres issues de pays voisins, engendraient des consonances particulières. Il ne s’en étonna pas. Le géographe, initié à la toponymie, savait que d’une contrée à une autre, les variantes pouvaient être variées avec une origine néanmoins connexe. Il venait également de constater un changement dans la carte des paysages. Entre le nord-est du département par lequel il était entré et l’ouest vers lequel il se dirigeait, les collines, les vallons s’ouvraient et la plaine peu à peu s’imposait. Les forêts étaient toujours présentes mais leurs essences variaient. L’architecture n’était plus tout à fait la même. Les maisons se faisaient plus basses et la lumière naissante glissait sur leurs toits de tuiles roses qui se substituaient aux couvertures d’ardoises. Au fur et à mesure que les lignes du relief s’adoucissaient les murs prenaient une teinte plus claire , la pierre perdait de son aspect sombre et rude. Quentin le savait : les particularités géologiques et climatiques sont déterminantes pour la structure de l’habitat. La Charente Limousine au sous-sol granitique laissait place à la Charente occidentale, calcaire. La Saintonge, plat pays où le fleuve s’écoule lentement pour rejoindre l’océan, n’était plus très loin. Au fil de ses constats, le voyageur réalisait qu’il arrivait bel et bien dans la France du sud. Curieux et réfléchi, il appréciait de faire le lien entre les connaissances acquises sur les bancs de la fac et ce qu’il découvrait tout au long de ce voyage.

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maison charentaise, image du net

maison charentaise-image tirée du net


Quelques mètres suffirent à les amener en surplomb d’un espace dégagé s’ouvrant sur un panorama à couper le souffle. Le jeune homme fut saisi par ce qu’il découvrait. Angélyne avait bien fait de prévenir ! Devant lui, ou plus exactement, en-dessous lui, une cuvette en demi-cercle parfait, épousait le versant de la colline pour descendre jusqu’à une plate-forme située en contrebas que sa guide désigna du nom latin d’orchestra. Quelques soubassements délimitaient des espaces rectangulaires. Sur leur droite des pans de murs se dressaient comme des tours en ruine évidées. L’ensemble ne formait plus un monument à proprement parler, mais les vestiges, par leur dimension, laissaient imaginer une construction imposante à l’époque de sa splendeur.
Devançant la remarque Angélyne répéta ce qu’elle avait déjà dit le matin :
— Ce théâtre était l’un des plus grands de la Gaule rurale.

A flanc de coteau, sur toute la surface pentue et herbeuse, le relief naturel remodelé par le travail des hommes avait permis d’installer la cavea où prenaient place les spectateurs. Les fouilles n’avaient pas permis de mettre à jour d’éléments en pierre, ce qui laissait supposer que le public s’asseyait sur des gradins en bois.
Quentin suivait les explications avec attention, absolument médusé par ce qu’il découvrait au fin fond de cette campagne charentaise. Il laissa son regard glisser jusqu’à la ligne de l’horizon, très loin, tout juste à hauteur des yeux. L’opinion du géographe fut sans appel : ce théâtre devait avant tout sa magnificence à son implantation remarquable.
Sur la vaste plaine, les maisons, les fermes regroupées en hameaux, en villages, piquaient de touches roses et blanches le quadrillage champêtre où les parcelles dorées alternaient avec d’autres déclinant le vert dans toutes ses variantes et que les haies contenaient dans une géométrie régulière. L’ultime limite, délicatement soulignée par le blanc des coteaux calcaires que sublimait le soleil, était par endroits plus relevée dessinant des pleins et des déliés bien marqués. Le ciel d’un bleu profond, aujourd’hui sans nuage, prenait sa part dans le tableau. De ce côté-ci, nulle écharpe de gaze ne baignait le paysage pour diffuser la lumière et noyer les contours qui restaient nets, parfaitement découpés. Cette brume océane, vapeur en suspens, eaux réchauffées reprenant leur cycle infini, n’était visible que sur le versant opposé de la colline, en direction de l’ouest, lorsque, quittant Mourillac, la vue se perd loin, là où la terre rejoint la mer, là où le soleil chaque soir disparaît à fleur de terre pour s’enfoncer dans les flots. Là-bas, si l’on en croit le propriétaire du moulin érigé sur un mamelon au milieu des vignes, on peut, la nuit venue, distinguer depuis la lucarne du grenier, les lueurs du phare veillant sur l’estuaire.

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Premier été – paragraphe 5 – p.60- Solange Tellier – Geste édition. Collection La Compagnie des Livres.

parution mai 2014 – ISBN 979-10-936-44-00-4 – Tous droits réservés.



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