L'actualité littéraire de Solange Tellier

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tags : salon, livres, pons, marçay, jardin médiéval, nature, hôpital des pélerins, tilleul

Dimanche 3 juin

à l’occasion des Rendez-vous au Jardin

Hôpital des Pélerins

sur le site du jardin médiéval

à Pons (17)

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Dimanche 10 juin

à Marçay (79)

dans le cadre du

Salon Nature

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En ce début juin, annonciateur d’un bel été, le jardin de la petite maison aux volets verts livre son abandon aux fleurs qui piquent çà et là sa pelouse désordonnée et aux oiseaux qui s’activent pour quérir leur pitance et celle de leur progéniture. Sous ses airs de géant impassible, de père tranquille régnant sur son petit monde, le tilleul est en transe. Sa frondaison palpite. Des milliers d’insectes, réveillés par les tièdes rayons jouant à travers le feuillage léger, se croisent et s’interpellent dans un vrombissement dont ils sont les seuls à connaître les codes, passant et repassant tels des bolides sur des autoroutes invisibles.

Adossée à l’écorce rugueuse, attentive à tous ces bruits, à tous ces remous d’une nature vivante qui rendent le silence perceptible, la petite reste pensive. Elle se sent si bien contre le tronc du vieil arbre dont l’écorce craquelée et boursouflée de toutes parts ne laisse rien deviner de la douceur de son aubier clair et lisse.

Si le Theil me racontait –

Ouvrage à prix spécial à l ‘occasion de ces deux manifestations nature.

 

 

 

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photos S.Tellier

…..

Quelques mètres suffirent à les amener en surplomb d’un espace dégagé s’ouvrant sur un panorama à couper le souffle. Le jeune homme fut saisi par ce qu’il découvrait. Angélyne avait bien fait de prévenir ! Devant lui, ou plus exactement, en-dessous lui, une cuvette en demi-cercle parfait, épousait le versant de la colline pour descendre jusqu’à une plate-forme située en contrebas que sa guide désigna du nom latin d’orchestra. Quelques soubassements délimitaient des espaces rectangulaires. Sur leur droite des pans de murs se dressaient comme des tours en ruine évidées. L’ensemble ne formait plus un monument à proprement parler, mais les vestiges, par leur dimension, laissaient imaginer une construction imposante à l’époque de sa splendeur.

Devançant la remarque Angélyne répéta ce qu’elle avait déjà dit le matin :

— Ce théâtre était l’un des plus grands de la Gaule rurale.

A flanc de coteau, sur toute la surface pentue et herbeuse, le relief naturel remodelé par le travail des hommes avait permis d’installer la cavea où prenaient place les spectateurs. Les fouilles n’avaient pas permis de mettre à jour d’éléments en pierre, ce qui laissait supposer que le public s’asseyait sur des gradins en bois.

Quentin suivait les explications avec attention, absolument médusé par ce qu’il découvrait au fin fond de cette campagne charentaise. Il laissa son regard glisser jusqu’à la ligne de l’horizon, très loin, tout juste à hauteur des yeux. L’opinion du géographe fut sans appel : ce théâtre devait avant tout sa magnificence à son implantation remarquable.

Sur la vaste plaine, les maisons, les fermes regroupées en hameaux, en villages, piquaient de touches roses et blanches le quadrillage champêtre où les parcelles dorées alternaient avec d’autres déclinant le vert dans toutes ses variantes et que les haies contenaient dans une géométrie régulière. L’ultime limite, délicatement soulignée par le blanc des coteaux calcaires que sublimait le soleil, était par endroits plus relevée dessinant des pleins et des déliés bien marqués. Le ciel d’un bleu profond, aujourd’hui sans nuage, prenait sa part dans le tableau. De ce côté-ci, nulle écharpe de gaze ne baignait le paysage pour diffuser la lumière et noyer les contours qui restaient nets, parfaitement découpés. Cette brume océane, vapeur en suspens, eaux réchauffées reprenant leur cycle infini, n’était visible que sur le versant opposé de la colline, en direction de l’ouest, lorsque, quittant Mourillac, la vue se perd loin, là où la terre rejoint la mer, là où le soleil chaque soir disparaît à fleur de terre pour s’enfoncer dans les flots. Là-bas, si l’on en croit le propriétaire du moulin érigé sur un mamelon au milieu des vignes, on peut, la nuit venue, distinguer depuis la lucarne du grenier, les lueurs du phare veillant sur l’estuaire.

Premier été – p.59sélection prix de l'estuaire recadrée

Solange Tellier – Geste éditions-Tous droits réservés

ISBN 979-10-93644-00-4

 

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C’est au gymnase Alexandre Rideau que se tiendra le salon du livre d’Ile de France de Mennecy et non pas au parc de Villeroy  comme prévu initialement.  Dommage pour mon tilleul qui commençait déjà à se sentir un peu chez lui…

la liste des auteurs présents ici


Les auteurs présents à Marsac :

Michelle Aillot, « La Nouère, ses moulins, et ses meuniers. Les moulins à vents autour de Rouillac », Marie Aubèle, auteur de l’odyssée des Karmapas en mai 2011, Pierre Boulanger : « Confolens à la veille de la Révolution », Jean Pierre Bouron, photographe : « 27 jour de foire à Rouillac », Stéphane Calvet « Les grandes affaires criminelles » de la Charente du XIXe et début XXe siècle, Henri Paul Caro : « Les enfants de Maginot », José Délias « 40 ans du collège Jean de la Quintinie ». « Chabanais et son canton » , Jean Denis et Michelle Jubeau :  « Camp de Dachau-Allach, matricule 73.350 », Ann Dewinter  « La théorie du mégissier », Jean Geoffroy :  « Dialogues avec mon gastéropode » « le Petit Traité du Charentais en Charentaises », Monique Guérin : « Résurgences, histoire des miens entre Charente et Braconne » aux éditions Pays et Terroirs, Jean Marie Goreau « La tourbière d’Arlac », « Le fou aux loups » « Du sang dans les collines » , Guillaume Henseval photographe auteur d’un livre sur les portes angoumoisines présentera des cartes à poster façonnées à la main présentant des photos de paysage Charentais, André Lavialle « Recettes paysannes en Charente », Jean-Claude Lucazeau dessinateur,  a collaboré à « L’air du Pays » du Croît Vif, après avoir publié une série sur « les Saintongeais », Jacques-Edmond Machefert : « L’air du Pays, un ouvrage collectif (avec Charly Grenon, Jean-Claude Lucazeau et Pierre Péronneau) sous-titré « Au soulail des Chérentes », Bernard Mandon : « Le brouillard se lève » , Christiane Massonnet :« La Charente et la mer », Jacky Mazières  « Le chemin d’une enfance », Michel Métreau « Daisie » et « Avenue de la gare », Pamela de Montleau :« Parcs et Jardins de Poitou-Charentes et de Vendée » , Pierre Péronneau : « Goulebenèze, le Charentais par excellence », Roger Poux :  « Les amants de Roche-Brune », Judith Rapet et Jean-Marie Grasset : « Histoire de la bujhée dans les deux Charentes « , Yvette Renaud :«Au temps de la vapeur, Le Petit Mairat», Jérôme Robert : « Guide de la maison économe », Solange Tellier : « Si le Theil me racontait » aux éditions Les 2 Encres, *   Fabienne Texier et Michel Garnier « Charente, richesses à découvrir » Alain Trichet, « Au-delà des neiges éternelles « ,  Brigitte Vépierre : « Léa et Raphaël Crèvecoeur »

programme détaillé des deux jours ici

 * Pour découvrir l’ouvrage : https://siletheilmeracontait.wordpress.com/2011/05/06/21/


Une prochaine séance de dédicace est prévue le dimanche 11 septembre au Foyer Civil de Limalonges, commune d’origine de mon theil, puis le 18 septembre, ce seront les Rencontres au Jardin dans le cadre des journées du Patrimoine, à l’Hôpital des Pèlerins de Pons. Ce jour-là je dédicacerai mon ouvrage et j’en lirai en cours de journée quelques passages en duo avec Jean Charrier, journaliste et conteur, organisateur de la manifestation.

A lire aussi sur le site de la librairie  » De la Lettre @ la bulle » – cliquer-



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