L'actualité littéraire de Solange Tellier

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et partout de bien belles rencontres …

Merci à Dinah Drosehaut à Marie-France Dumout (Charente Libre) et à Claudine Dupuis-Lecomte

pour leurs sympathiques photos

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Qu’elle est bien belle cette petite chapelle de Rauzet, qui n’a plus rien d’une chapelle puisqu’elle est aujourd’hui désacralisée (je ne sais pas si c’est la détermination exacte). Toujours est-il que dès mon arrivée j’y ai ressenti quelques ondes. Quelques bonnes ondes oui, ou tout au moins, beaucoup de sérénité. Les moines avaient cette faculté naturelle (ou plus exactement divine) de trouver les lieux porteurs d’une grandeur particulière. J’aime ces endroits,  surtout quand ils sont oubliés, isolés, secrets.

Je me suis donc installée au fond de la chapelle Nous étions peu nombreux à l’intérieur. Le gros des troupes (fleuristes, horticulteurs …) ayant pris place à l’extérieur.

Beaucoup de monde a défilé tout au long de la journée.  Discuté pas mal. Dédicacé un peu. Et  pourtant il a fallu que ce jour-là deux rencontres me troublent au plus haut point.

La première fut celle avec un jeune paysagiste qui consulte mon Fleurs d’étoiles, regarde la quatrième de couverture et me dise :

« Mais le Causse Méjean je le connais. J’ai été garde du parc national »

Alors s’il connaît le Méjean il connaît Christian.

Et nous voilà partis à discuter sur ce Causse, sur ce berger qu’il connaît, sur d’autres personnes ayant participé à la réintroduction des vautours dans le cadre du FIR auquel j’adhérais également.

Non vraiment, une telle rencontre dans ce tout petit village ! Rencontrer quelqu’un qui connaisse si bien le Causse et Christian tenait de l’improbable !

Ce fut un premier moment d’émotion qui ne tarda pas à être suivi par un deuxième tout autant, si ce n’est plus encore, improbable.

Une rencontre qui m’a troublée et terriblement émue.

Un homme (bel homme ma foi ! eh, on peut le dire tout de même ! ) entre dans la chapelle. Il  fait le tour de l’endroit d’un rapide coup d’oeil, et  se dirige tout de go vers la table où je suis installée avec mes livres et mes poèmes. Le Theil l’interpelle en premier.

« Le Theil c’est le tilleul » me dit-il avec un sourire.

Rares sont les personnes qui le savent. Et il poursuit :

« Chez moi on ne dit pas le Theil mais le Thil ».

Bien sûr ! Bien sûr !

Je souffle seulement :

« Thonne le Thil, peut-être ».

Parmi toutes les recherches que j’ai pu faire concernant l’étymologie de tilleul dans la toponymie je n’ai pas trouvé tant de « thil » que cela. Thonne le Thil fut donc le premier qui me vint à l’esprit.

Je ne vous dis pas la surprise de mon visiteur. Thonne le Thil, minuscule village du canton de Montmédy, à deux encablures d’Avioth et d’un autre tout petit village cher à mon coeur, à l’autre bout de la France !

Et nous voilà partis à discuter de sa région, de sa grand-mère née à Thonne le Thil, de Stenay où lui-même est né. De Montmédy et sa belle citadelle et je ne sais plus encore tellement j’étais gagnée par l’émotion. Il a acheté le Theil et je lui ai offert les poèmes de Catherine. Et je l’ai aperçu avant qu’il ne sorte plongé dans la lecture de mes poèmes.

Oui, vraiment la petite chapelle de Rauzet avait ce jour-là quelque chose de magique.

Dans ce que mon collègue Claude Richon m’avait raconté dès mon arrivée autre chose m’avait interpellée, mais celle-ci n’avait rien pour me plaire, bien au contraire. On  ne peut pas non plus s’accrocher à tous ces signes du hasard, j’espère que concernant le premier événement il ne sera qu’un intrus sans suite et qu’il n’aura rien de prémonitoire parmi les deux autres qui m’ont tellement remplie de bonheur.

J’espère bien retourner un jour à Rauzet pour que mes deux rencontres de l’après-midi emplissent à  nouveau mon âme d’ondes bienfaisantes.


4 auteurs présents (cliquer sur le lien)

Dame Catherine, la belle endormie dans sa robe de pierre en la Basilique Notre-Dame un brin poète … enfin, peut-être. Les « Poèmes de Catherine » vous permettront en tout cas de rêver, de l’imaginer.  Je dédicacerai avec d’autant de plaisir cet ouvrage que ma poésie a été primée récemment par une « mention spéciale » au concours de poésie Paul Verlaine de Metz.

« Si le Theil me racontait » sera aussi du voyage.


D’autres champs attendaient l’été pour se tapisser d’or. Ils formaient sous les rayons du soleil qui les éclaboussait comme des vagues. Vagues de dunes que les Van Gogh ou Sisley ont aimé faire glisser sur leur toile. Vagues de blé, de blé doré qui ne rappellent rien aux renards sauf à ceux qui ont connu un Petit Prince …

Les foins p.22 de l’ouvrage
avec l’aimable autorisation du musée d’Orsay
Jules-Bastien Lepage : Les foins, 1877 (RF 2748) ©photo musée d’Orsay/rmm – Paris

Chaleur labeur

Sous l’arbre bienveillant

Ils prennent un peu de temps

                 A l’occasion du 600 ième anniversaire de Jeanne d’Arc c’est surtout son tableau « Jeanne d’Arc » qui remet Jules Bastien-Lepage au goût du jour. Né en 1848 à Damvillers (Meuse) et mort en  décembre 1884 à Paris l’artiste est classé plus volontiers dans les peintres naturalistes, peut-être plus proche de Millet par exemple dans son répertoire de la paysannerie du 19 ième. Les foins figurent néanmoins à Orsay.

               L’oeuvre de Bastien-Lepage est d’une richesse qui mérite d’être découverte. L’impressionnisme n’est pas loin.

             Montmédy, Damvillers puis Verdun m’ont permis d’approcher de plus près cet artiste talentueux et je ne suis pas insensible à la poésie qui se dégage de ses toiles.

               C’était alors sans connaître l’amitié qui le liait à André Theuriet que j’avais choisi de faire figurer l’un et l’autre dans les pages de mon ouvrage. Des hasards, des liens … comme d’autres que mon tilleul a tissés, ou détricotés. C’est selon ….

                 Beaucoup d’émotion en tout cas pour moi quand j’ai découvert que mon tilleul les avait ainsi réunis entre ses feuilles.

                André Theuriet mieux que moi avait associé quelques vers pour accompagner le tableau de son ami :

                      Midi ! … Les prés fauchés sont baigné de lumière.

                     Sur un tas d’herbe fraîche ayant fait sa litière,

                     Le faucheur étendu dort en serrant les poings.

                     Assise auprès de lui, la faneuse hâlée

                     Rêve, les yeux ouverts, alanguie est grisée

                     Par l’amoureuse odeur qui s’exhale des foins.

                     André Theuriet – 1878

Quant à l’artiste qui avait fait de lui son portrait, Theuriet à son tour le croquait de sa plume  :

« Je vis un garçon très jeune, très blond, modestement vêtu, petit, leste et bien musclé ; sa figure un peu blafarde au front carré et volontaire, au nez court et écrasé du bout, aux lèvres spirituelles à peine estompées d’une pâle moustache blonde, était éclairée par deux yeux bleus dont le regard clair, droit et perçant disait la loyauté et l’indomptable énergie. Il y avait à la fois du gamin et de l’homme dans cette physionomie mobile, aux traits heurtés, où une certaine crânerie audacieuse alternait avec des lueurs de sensibilité et des éclats de gaîté espiègle. » A.T. (repris dans l’ouvrage Jules Bastien-Lepage aux éditions Nicolas Chaudun – Collection du Musée d’Orsay)

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André Theuriet – voir ici

Si le Theil me racontait sera présenté au Salon du livre féminin d’Hagondange.



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