L'actualité littéraire de Solange Tellier

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Voilà ça y est !

Prêt pour le salon des Achards !

On me pose souvent la question : Alors, un nouveau livre en cours ?

Hélas non. L’inspiration a du mal à retrouver le chemin de ma plume, ou vice-versa.

Par contre, par contre …. je conservais dans un vieux cahier à spirales quelques pépites.

Ces pépites je les ai ressorties en juin dernier pour ma collègue qui venait de fermer la dernière page de sa carrière, ressorties récemment pour une amie traversant un épisode compliqué. Après avoir fait des coupés-collés (des vrais, aux ciseaux et à la colle Uhu) que j’ai inclus dans un cahier Super Conquérant j’ai pensé que ces perles pourraient faire plaisir à un plus large lectorat.

Blasée par les éditeurs pour lesquels rien jamais  » ne convient à la ligne éditoriale », réservée quant à l’impression professionnelle (dès que l’on souhaite de la couleur et une présentation originale je ne vous dis pas les tarifs ! ) je me suis dit « Solange au boulot ! »

Ni une ni deux. Me voilà revenue au temps des Poèmes de Catherine, mon premier petit ouvrage all made home. L’imprimante qui n’est plus de la première jeunesse (un peu comme moi) a bien voulu reprendre du service, le massicot et la relieuse à peignes aussi.

Après plusieurs jours de travail, après bien des ratés avec des feuilles qui boulochent et coincent dans l’imprimante, le massicot qui refuse de couper plus de 10 feuilles à la fois et la relieuse à peignes qui parfois se casse les dents voilà enfin, alignés sur ma table de salle de manger, une quinzaine de recueils presque parfaits. Et si la « perfectude » n’est pas totale, je ne vous dis pas le plaisir d’avoir réalisé une fois encore ma petite création, de A à Z, de la mise en page jusqu’à l’impression. Avec la complicité bien sûr, de quelques petites têtes blondes loin de supposer que leurs dérapages étourdis ou leur lapsus involontaires ne sont pas tombés aux oubliettes.

Cinquante-six pages, deux centaines (et plus) de perles, de quoi se faire plusieurs colliers, c’est sûr.

Les perles au fil des pages sauront sans vous ruiner et sans risquer l’accoutumance avec des médicaments qui ne valent guère mieux que le glyphosate, vous enlever un peu (et même beaucoup) de la déprime automnale et hivernale.

Mon ordonnance : Une page recto-verso par jour pour un mois de traitement, à renouveler pendant tout l’automne et l’hiver et chaque fois que la déprime sonne à votre porte.

Et pour vous un extrait : (p.14 et 15)

Que retenez-vous du règne de Philippe Auguste ?

Philippe Auguste a remporté la victoire sur Bové en 1214

L’époque féodale n’est pas drôle pour tout le monde. Le petit peuple, formé essentiellement de paysans, n’est pas tous les jours à la noce.

Au Moyen-âge existaient deux sortes de paysans. Comment les appelait-on ?

Au Moyen-âge il y avait les cerfs et les vilains. Les cerfs vivaient dans les bois. Ils n’étaient pas libres.  

Les vilains étaient souvent mal habillés et n’avaient pas d’eau pour se laver. C’est pour cela qu’on les appelait vilains.

  • Arrive l’heure des Croisades et du bon roi Louis IX.

Comment s’appelait la mère de Louis IX ?

La mère de Louis IX s’appelait Blanche-Neige

Nb/les frères de Louis IX n’étaient-ils pas les sept nains ?

  •  Et les Croisés  ?

Les Croisés partirent à Jérusalem pour aller délivrer le tombereau du Christ.

En pays viticole, l’élève étourdi sera pardonné et le Christ qui a multiplié les pains et rempli les cruches  ne se retournera point dans sa tombe pour si peu.

  •  On passe à la Guerre de Cent Ans avec une première mi-temps guère en faveur des Français.

Le nom d’une bataille gagnée par les Anglais :

Les Anglais ont remporté la bataille de Crésuce

Il y a bien évidemment des pages Histoire, mais aussi des pages géographie, sciences, éducation civique, littérature et même … code de la route. Les perles on le sait sont de toutes les matières.

Voilà chers lecteurs. Pour ceux qui sont à l’Ouest vous pourrez me retrouver aux Achards (85) les 13 et 14 octobre prochain puis le 25 novembre au salon de Vouneuil sous Biard (86). Pour les autres, vous pouvez passer votre commande ici (par le biais de l’onglet contact).

Le recueil est au prix de 6,50€ avec seulement 0,50€ de frais de port pour les commandes sur ce site.

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Entre Premier été et 28 septembre … quelques lignes qui sentent encore l’été pour remettre, à vous touristes qui avez peut-être découvert Talmont il y a quelques jours, quelques images, quelques parfums.

Talmont, et Sainte-Radegonde accrochée à son rocher. Il est encore temps de profiter de quelques belles journées pour découvrir cet endroit magique.

….

J’aimais cet éclat métallique que le soleil fait vibrer. J’aimais cette sensation d’arriver au bout de la terre, et de parvenir enfin là où les cœurs peuvent à la fois s’élever vers le firmament et se laisser aller au gré des flots. Mon cœur, depuis le départ bercé de souvenirs se réveilla. La torpeur et la tristesse qui m’avaient tenu compagnie tout au long de ce chemin de pèlerinage laissaient place à l’impatience. Mes yeux fouillèrent le paysage sur la gauche pour enfin l’apercevoir.

Et il m’apparut.

Toujours la même image quand on arrive à cet endroit où la terre devient marais, et où ce dernier rejoint à son tour les sables.

Village tout en rondeur, tout en douceur. Village à la fois posé sur les terres et accroché au bord de l’océan. Au bord du fleuve disent les riverains.

Car là-bas, ce n’est pas tout à fait l’océan, et ce n’est plus tout à fait un fleuve. Les flots frappant de leurs assauts les contreforts du village sont ceux de deux fleuves mêlés, réunis en un large estuaire dont le nom évoque une femme belle aux formes généreuses. Gironde ! Et lorsque la marée s’engouffre dans la bouche béante, alors, les eaux prennent un goût de sel et voient le sable en suspension dessiner en surface des langues brunes s’allongeant au gré du flux et du reflux et faisant miroiter sous le soleil leur poudre d’ambre comme des milliers de poussières d’étoiles.

 

J’étais arrivée.

Je laissai la voiture sur le parking aménagé à l’écart du village. Deux véhicules seulement étaient stationnés.

Je franchis le ponton de bois au-dessus du chenal et accédai à un sentier au sol pavé.

Avant de m’engager, depuis la place, dans une des ruelles étroites, j’avançai jusqu’à la plate-forme en demi-cercle dominant la jetée. Pas de bruit. Pas de vagues. L’océan était en vacances. Le village, comme un petit Mont Saint-Michel était ce matin cerné par la grève qui s’étalait très loin.

Je restai un moment à contempler ce vaste paysage sablonneux. Le silence empreint de fraîcheur marine était seulement entrecoupé de quelques cris d’oiseaux. L’horizon clair et dégagé laissait deviner les lignes de côtes environnantes.

Je tournai le dos à la mer pour revenir tranquillement vers le village en empruntant une venelle menant à l’église Sainte Radegonde. L’endroit était bel et bien désert. Trois ou quatre boutiques encore ouvertes espéraient sans doute quelques vacanciers d’arrière-saison. Cherchant contre les murs un hypothétique soutien, des roses trémières essayaient tant bien que mal d’arborer encore dignement leurs hampes allongées au bout desquelles ne s’accrochaient plus qu’une ou deux corolles fleuries. Les dernières de la saison.

Premier été – suivi de 28 septembre. page 62

ISBN : 979-10-93644-00-4


p.39-40-41

Le soleil inondait la plaine. Le tintement des sonnailles se rapprochait, éparpillant dans la lumière du jour naissant, une brassée de notes joyeuses. Disparates, elles formaient pourtant un ensemble qui réussissait, par une curieuse magie, à se faire harmonieux. Une grave par ci, une plus haute par là, une métallique soudain, une plus sourde aussitôt, accords mineurs, accords majeurs, la musique avançait au rythme de cette mer d’écume blanche dont le flux était ponctué de bêlements aussi subits qu’impérieux parfaitement discordants. A l’avant, le berger, chef d’orchestre sans exigence, ne semblait nullement préoccupé par ce carnaval cacophonique. Il marchait, tête baissée et retenait par son allure lente et régulière, l’avancée de la vague turbulente. Ses yeux, protégés par la visière de la casquette, semblaient plongés dans ces pensées matinales qui donnent aux gens généreux la sérénité, seule richesse utile à une journée heureuse. L’homme, tranquille, respirait le calme et la paix. Il guidait ses pas avec un bâton façonné dans une branche de châtaigner, accessoire utile à ses jambes qui avaient dû arpenter chaque parcelle des coteaux caillouteux du causse. Le berger s’en servait aussi pour découvrir dans un repli de terre la timide violette, repérer sous la feuille le petit cyclopode endormi, ou bien taquiner sous l’éclatante cardabelle au redoutable feuillage l’inoffensive éphippigère. Il permettait de dévoiler aux yeux de ceux qui prenaient parfois plaisir à l’accompagner, les secrets de la terre et du ciel. Il lui était également arrivé de l’utiliser pour détourner, un jour que le soleil chauffait à blanc le calcaire du Causse, la vipère téméraire sortie de son abri de pierres chaudes et qui, audacieusement, tenait tête au troupeau sur le milieu du sentier. Son bâton restait avant tout l’outil indispensable pour donner au chien vaillant et laborieux, l’ordre muet mais précis, nécessaire à la bonne marche du troupeau.

L’ensemble bruyant arrivait maintenant à hauteur d’un menhir. Pierre tombée du ciel, avaient longtemps pensé, les hommes qui s’étaient succédé à cet endroit, travaillant la terre reçue par un héritage se perpétuant depuis la nuit des temps. Ignorants des pratiques de leurs lointains ancêtres, ils s’en étaient remis à des suppositions d’ordre surnaturel ou divin d’autant plus vraisemblables à leur point de vue, que l’édifice présentait une particularité fort troublante. Sur sa partie supérieure, des fissures naturellement disposées figuraient des yeux, un nez et une large bouche. Les hommes qui l’avaient élevé ici des milliers d’années auparavant, avaient probablement eux-aussi remarqué cette singularité distinguant le monolithe des autres pierres. Sans doute pour cette raison avaient-ils choisi de l’utiliser comme totem ou figure emblématique.
La pierre dressée avait alors nourri pendant de longues années, de profondes croyances, de celles qui posaient en même temps, la nature et le surnaturel en trame de fond pour instituer des rites que les générations suivantes avaient fini par oublier. Des théories, plus pertinentes aux yeux des hommes passant d’homo sapiens à homo sapiens sapiens, s’étaient imposées, accompagnant en toute logique, l’évolution de l’espèce et son éveil intellectuel. Si les pratiques avaient disparu, la mémoire collective avait conservé, imprégnées dans son inconscient, certaines des valeurs venues du fond des âges. Le caractère sacré du roc avait traversé les turbulences de l’histoire. Les hommes, au fil des siècles, avaient reconnu en lui un passeur, passeur du temps et de mémoire, ce qui l’avait protégé de tout acte destructeur. Et le géant de pierre avait continué à inspirer le respect tout en veillant sur la paix du plateau et sur les brebis, saluant à la belle saison les randonneurs de passage.

Fleurs d’étoiles – ISBN 978-2-9543089-0-6

photos – Tous droits réservés – ces photos sont incluses dans l’ouvrage avec d’autres sur deux pages albums.

Dans l’ouvrage également tableaux (2)et poésies (4) de l’auteur

Ouvrage en vente à :

Presse de Florac  –  Maison de la presse de Meyrueis

et sur ce site par le biais de l’onglet contact


 

Basilique de Marçay (86370)

(RN10 – Nord Ouest de Vivonne)

Dimanche 10 juin

de 10h à 19h

Premier salon du livre

sur le thème de la Nature

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clic > http://basiliquedemarcay.com/premier-salon-du-livre-de-marcay-le-10-juin-2018/

Auteurs présents

clic > http://basiliquedemarcay.com/wp-content/uploads/LIste-Mar%C3%A7ay.pdf

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Je présenterai au cours de la journée 15 minutes de lecture et d’échange autour du tilleul

 


Après l’été d’autres rencontres >>>

En partenariat avec la Société des Arts et Lettres de Charente

Dimanche 2 octobre

de 10h à 18h

Rencontres et dédicaces en l’église de la Madeleine ( Criteuil près de Segonzac 16)

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Dimanche 16 octobre

Salon de Niort (79)

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26 et 27 novembre

Mon’s Livres

(Mons – Belgique)

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Joindre l’utile à l’agréable même quand l’utile est également agréable. Trois rendez-vous signatures pleins de belles surprises, bon accueil à la Maison de Pays, OT Mont Aigoual Cévennes et des instants précieux auprès de Christian.  Que du bonheur !  dédicace florac recadréeDSC03428DSC03442DSC03462DSC03485

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dédicace Florac – le Causse plein cadre – carline > emblème toujours – cigale sur le Larzac – improbables sentiers – > tous les bonheurs à l’arrivée : Cirque de Navacelles, corniche du Méjean, quand l’arbre et la pierre ne font plus qu’un, Vase de Sèvres, ballet aérien, Fleurs d’étoiles.

photos Solange Tellier – Tous droits réservés – blog déposélogo copygright


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Avec l’arrivée d’une nouvelle équipe départementale, Tonus Charente change de nom et devient Charente Mag. L’équipe rédactionnelle n’en a pas oublié pour autant de mentionner Premier été dans sa page 21 « Pour vous ».

Qu’elle soit remerciée pour la mise en valeur de cet ouvrage qui rend hommage au théâtre gallo-romain des Bouchauds sur la commune de Saint-Cybardeaux.

Pour lire quelques extraits cliquer à droite sur la catégorie Premier été

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