L'actualité littéraire de Solange Tellier

Archives de Tag: imaginaire

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avioth photo claudine

et partout de bien belles rencontres …

Merci à Dinah Drosehaut à Marie-France Dumout (Charente Libre) et à Claudine Dupuis-Lecomte

pour leurs sympathiques photos

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couv

premier été 4ième de couv

disponible en librairies, sur toute la France

ou à commander ici avec en prime la dédicace de l’auteur et le marque-page original.

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Premier été.

 


Extraits de Premier Eté – Solange Tellier – à paraître mi- mai aux Editions Geste –

Tout à ses réflexions matinales, il restait concentré sur sa conduite. Son attention fut attirée par un panneau indicateur signalant à quelques kilomètres le village de Saint-Quentin. Ce petit clin d’œil le fit sourire ! Le voyageur ne pouvait imaginer mieux en matière de bienvenue et se sentit tout de suite plus d’affinités avec ce beau département. Il se fit à partir de là plus attentif à la signalétique. D’autres noms défilaient, différents de ceux en usage dans sa région et dont les racines, se mêlant à d’autres issues de pays voisins, engendraient des consonances particulières. Il ne s’en étonna pas. Le géographe, initié à la toponymie, savait que d’une contrée à une autre, les variantes pouvaient être variées avec une origine néanmoins connexe. Il venait également de constater un changement dans la carte des paysages. Entre le nord-est du département par lequel il était entré et l’ouest vers lequel il se dirigeait, les collines, les vallons s’ouvraient et la plaine peu à peu s’imposait. Les forêts étaient toujours présentes mais leurs essences variaient. L’architecture n’était plus tout à fait la même. Les maisons se faisaient plus basses et la lumière naissante glissait sur leurs toits de tuiles roses qui se substituaient aux couvertures d’ardoises. Au fur et à mesure que les lignes du relief s’adoucissaient les murs prenaient une teinte plus claire , la pierre perdait de son aspect sombre et rude. Quentin le savait : les particularités géologiques et climatiques sont déterminantes pour la structure de l’habitat. La Charente Limousine au sous-sol granitique laissait place à la Charente occidentale, calcaire. La Saintonge, plat pays où le fleuve s’écoule lentement pour rejoindre l’océan, n’était plus très loin. Au fil de ses constats, le voyageur réalisait qu’il arrivait bel et bien dans la France du sud. Curieux et réfléchi, il appréciait de faire le lien entre les connaissances acquises sur les bancs de la fac et ce qu’il découvrait tout au long de ce voyage.

p.14

maison charentaise, image du net

maison charentaise-image tirée du net


Premier été : Juillet sonne l’heure des congés scolaires. Pour ses premières vacances en solo, Quentin décide de traverser la France pour rejoindre l’Océan Atlantique. Il fait étape en Charente. Deux nuits, tout au plus, pense-t-il. C’était sans compter sur l’attrait de la petite localité de Mourillac, son calme, son théâtre antique et surtout le charme de la belle Angélyne. Premier été est un voyage sentimental tout en douceur et en poésie qui permet de découvrir un petit bout de Charente méritant plus qu’une halte de deux jours.

28 septembre
entraîne le lecteur dans un autre voyage jusqu’en Charente Maritime, dans la petite cité de Talmont. Un matin de septembre, un pêcheur remonte dans son carrelet une bouteille contenant une lettre. Le hasard de la rencontre fera qu’il remet la mystérieuse missive à l’auteure de cet ouvrage. Celle-ci refait alors le chemin jusqu’à se fondre en la femme qui a posé ses mots avant de les confier à l’océan.

Premier été et 28 septembre, deux histoires d’amour avec pour toile de fond les paysages charentais empreints de douceur. L’écriture délicate de l’auteure font de cet ouvrage un délicieux passeport pour l’émotion.

Charentaise d’adoption, professeur des écoles et correspondante de presse, Solange Tellier signe son troisième roman. Sa poésie régulièrement primée lors de concours internationaux de poésie francophone, se retrouve dans son écriture romanesque. Ses ouvrages sont également des hymnes à la nature où le lecteur peut se retrouver et se poser pour savourer l’instant.

 

Talmont modifié

Parution prévue le 15 mai aux Editions Geste

ISBN : 979-10-93644-00-4/CUP 001

Cet ouvrage sera le tout premier de la nouvelle collection Geste : La Compagnie des Livres


 

« Il était une forêt », le film de Luc Jacquet, inspiré par le botaniste Francis Hallé, chercheur et homme de terrain remarquable sort aujourd’hui dans les salles. A la suite d’une de ses conférences Francis Hallé m’avait adressé un courrier à propos de mon premier ouvrage qu’il venait de lire. Son point de vue de botaniste diverge naturellement quelque peu de mon interprétation romanesque.

Chère Solange,

Votre ouvrage m’a mis dans l’embarras. D’une part je le trouve délicieux et ravissant, d’autre part je regrette vos concessions à l’anthropocentrisme : page 14 vous lui donnez un visage, et tout au long du livre vous lui prêtez des sentiments humains, il parle, il sait, il aime, il pense et son « visage semble s’éclairer d’un sourire ». Le philosophe Robert Dumas, auteur d’un « Traité de l’arbre » (Actes Sud 2002) n’aime pas  non plus que l’arbre soit vu comme un être humain : »L’arbre n’offre un détour à la littérature qui nous ramène toujours à nous-mêmes ». Il me semble que l’écrivain est plus efficace, plus pénétrant s’il s’étonne devant le mystère de l’arbre .

Ne vous tracassez pas pour mes critiques, trop intello, votre ouvrage est superbe. Continuez.

Francis Hallé.

J’ai parcouru quant à moi avec intérêt son « Plaidoyer pour l’arbre » qui m’a appris plein de vérités sur les arbres. Malgré ma vision plus littéraire j’arrive à me retrouver dans la façon qu’a Francis Hallé de voir et de parler des arbres. Je m’y retrouve et mon tilleul aussi, et voilà que dans la bande annonce de « Il était une forêt » je relève quelques comparaisons qui se font très … humaines ! dont l’une qui fait état des arbres « ces grands séducteurs capables de charmer les nuages » … héhé … mon Theil devrait se reconnaître un peu.

Quelques liens pour découvrir Francis Hallé :

 France Inter : http://www.franceinter.fr/emission-nous-autres-nous-descendons-des-arbres

et : http://www.franceinter.fr/emission-nous-autres-la-canopee

le film :

http://www.francebleu.fr/evenements/cinema/il-etait-une-fois-une-foret-avant-premiere-france-blue-gironde-979762

http://www.20minutes.fr/cinema/1248305-20131111-luc-jacquet-fait-monter-arbres-il-etait-foret

L’éloge des arbres  et autres reportages : 

http://www.suenoenlafabrica.com/eloge-de-l-arbre.php

http://www.reporterre.net/spip.php?article4981

http://www.outremerlemag.fr/index.php/environnement/769-il-etait-une-foret-de-luc-jacquet-sur-une-idee-de-francis-halle

Que cela ne vous empêche pas de découvrir mon tilleul :

1ier de couverture les deux encres

https://siletheilmeracontait.wordpress.com/synopsis/

 

 

 

 

une autre série de vidéos à découvrir sur youtube en commençant pourquoi pas par celle-ci : https://www.youtube.com/watch?v=tGAqY709-Gg#t=813 puis en cliquant sur la mage droite pour en découvrir plein d’autres. Bon voyage à vous au pays des arbres


salon la jarrie

Dimanche 3 Novembre

La Jarrie – 17-  (près de La Rochelle)

Programme_Salon_Matha_rectoProgramme_Salon_Matha_verso

cliquer pour lire

Dimanche 10 novembre

Matha – 17-

salon loudun 001

Dimanche 17 novembre

Loudun – 86-


En parcourant la Charente ou les Deux-Sèvres en ce moment, je ne peux en longeant ou bien en croisant ce chantier titanesque qui me révulse, m’empêcher de penser aux premiers de ces chantiers qui ont permis une belle avancée des communications. Le chantier d’aujourd’hui est à mon humble avis, un non-sens économique et pour chaque mètre gagné, une catastrophe écologique. Pour gagner à peine une demi-heure entre Bordeaux et Paris on détruit des hectares et des hectares de forêts et de cultures, on détruit des écosystèmes et ce qui fait la vie de milliers d’agriculteurs, on détruit des espaces de vie qui ne pourront jamais se refaire de cette saignée.

Mais le chantier qui arracha l’arbrisseau à sa terre natale, était tout autre. Des ouvriers, nombreux, armés de pics, de pioches, de pelles, ouvraient à travers champs une trouée rectiligne. Les bois n’étaient pas épargnés. La nouvelle avenue, aplanie, empierrée, se voyait pourvue de deux lignes parallèles faite de lourdes barres métalliques qui traçaient ce qu’on appelait «la voie ferrée » ou le « chemin de fer ». Le paysage rural allait peu à peu se transformer pour aboutir lentement, mais inexorablement, au bouleversement de toute une société.
Le mot environnement ne faisait pas encore partie du langage courant, mais à ce stade du progrès les hommes possédaient, ancré en eux, le respect de la terre, cette terre qui les avait vu naître et grandir. Les terrassiers du chantier étaient pour la plupart, issus du milieu agricole auquel ils s’étaient soustraits dans l’espoir d’obtenir de meilleures conditions de vie.

C’est ainsi que l’un d’eux, trouvant sous sa pioche une tige souple mais déjà bien charpentée qui venait tout juste de mettre ses premières feuilles, n’eut pas le cœur à la sacrifier définitivement et décida de la mettre de côté.
Le baliveau fut enveloppé dans une feuille de papier journal humide avec un peu de sa terre nourricière puis placé au fond d’un sac de jute. Le soir venu, il retrouva à la fois l’air libre, et, à son pied, la sensation de la terre fraîchement retournée. Il comprit très vite qu’une seconde vie s’offrait à lui.
A la fois victime et miraculé de l’évolution, le petit tilleul, allait pouvoir grandir paisiblement, loin du bruit des machines à vapeur qui d’ici peu sillonneraient les champs, les bois, où il avait vu le jour.
Dans ce coin de jardin, entre maison et potager, il savait que désormais il pourrait faire sa place, et qu’il le devait à l’âme généreuse, ou tout au moins à l’instinct paysan, d’un homme de la terre, devenu par accident ou par nécessité homme du progrès.

    Si le Theil me racontait. p.27-28



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