L'actualité littéraire de Solange Tellier

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Je partage avec vous les notes de Claire Antoine qui m’avait reçue à Metz en janvier 2015. Une belle analyse littéraire qui me donne l’occasion de remercier à nouveau Claire pour son regard professionnel sur mon travail ainsi que toutes les personnes de l’association messine.

« Premier été » de Solange Tellier : quelques notes

19 janv. 2015

A l’occasion du Café littéraire APAC (Association Plumes à Connaître – ville de Metz-) consacré samedi 17 janvier à Solange TELLIER

Mes réflexions, mon parcours au fil de la lecture.

Ce que j’ai aimé dans le court roman, situé entre réel et imaginaire : les personnages, Quentin, Angélyne, un lieu/personnage la Charente en particulier Mourillac *  et son théâtre antique, et par petites touches disséminées, la Lorraine.

Le jeune Quentin a 27 ans il est  docteur en géographie depuis peu. Donc il écrit, décrit et parcourt la terre. Il n’est pas (encore ou peut-être ne le sera-t-il jamais) un géographe « aménageur » du territoire, au service des  politiques.

En décidant de prendre la route, vers l’océan, il entraîne son lecteur  dans une sorte de zoom, grâce à une série de rencontres  de plus en plus intimes, rapprochées, rencontres  avec des lieux et des êtres. Il va dépasser le scientifique, le savoir  dans le récit-là.  (Dans un retour aux sources de lui-même)

L’instance narrative  confirme son discours scientifique par ex p 27. Quentin le savait «  les particularités géologiques et climatiques sont déterminantes pour la structure de l’habitat. » La nature est première.

Le vocabulaire est précis et rappelle tous les dadas du géographe avec le plaisir que l’on peut ressentir à utiliser le mot juste pour le sol et le sous-sol : Les cuestas, les buttes témoins, etc. Une volonté de décrire finement.

Page 15, grâce à un  poème présenté, en note,  comme étant celui du « vrai » Quentin pointe l’idée d’un récit  autobiographique : Surmarqueur d’une  réalité  autobiographique mais aussi lien avec la deuxième partie intitulée 28 septembre.

Le prénom est important. C’est comme si la recherche en quelque sorte de la signification secrète de son nom justifiait son voyage et son arrivée dans le village de Saint Quentin

D’ailleurs la jeune Angélyne qu’il va rencontrer en arrivant en Charente, le deuxième personnage  a elle aussi un nom qui la dépasse, qui la relie à  un  lieu : Saint Jean d’Angély. A un lieu et à l’histoire : d’ailleurs elle va guider Quentin. Elle est incollable sur l’histoire de sa région.

Quentin est en route…La conscience de ce qu’il y a autour de lui se réveille, ses sensations refont surface .

Tous les déplacements ne sont pas profitables en qualité « d’être ». En  passant de son village, de l’enfance, des bois, à l’Université, à l’ âge adulte, il a été amputé de sa capacité à être.  Il a dû  oublier le plaisir de s’abandonner. Plaisir du « détachement »  des choses ? Se détacher de l’inutile, de l’encombrant.

Et c’est le rôle du voyage, qu’il va entreprendre que cette reconquête  de lui-même, sans abandonner pour autant son idéal de géographe contemporain,  d’homme du flux du déplacement…Il va en quelque sorte retrouver son propre flux vital.

Il franchit, dès le chapitre 2 les limites de son département.  Premier pont, première frontière Il est décrit comme « dépaysé » Un changement mental va tout de suite intervenir.  Il entame son chemin   personnel  de transformation vers la Charente. Il reprend les commandes de lui-même avec des gestes du quotidien, Il se douche, se purifie, sourit et chante. La luminosité, l’air vivifiant et apaisant, la présence d’hirondelles, de tourterelles lui font retrouver pureté, innocence.

[ Gül ILBAY lit un extrait du livre où Quentin  retrouve le goût simple du plaisir du goût, du toucher, de la vue. Une promenade au marché.]

Et… il rencontre Angélyne. celle qui va devenir son guide lui promet des paysages magnifiques et des « soirées magiques ».

… la tête de Quentin heurte la carosserie de la voiture dans laquelle ils étaient montés. Le choc !

Ce qui suit fait penser à La mare au diable  de George Sand, au moment où tous les repères disparaissent  (avec un mystérieux retour en arrière où sont  évoqués les Fades ) pour que les deux personnages puissent s’avouer leur attirance réciproque

Les correspondances, les connivences vont s’accumuler. (dans les pages 62 et suivantes),  et de multiples liens, des correspondances secrètes vont se faire jour entre les 2, personnages, entre la Charente et la Lorraine

–       Poétique, en résonance avec la Meuse de Péguy, fleuve nonchalant, un peu comme la Charente

–    C’est là que se situe la petite histoire humoristique du kiss me not (kitchenotte) la coiffe des jeunes charentaises, mise en garde,  dissuasive… « ne m’embrassez pas avec cette cornette »…Ici une correspondance entre la timidité de Quentin et son possible blocage psychologique et la jeune fille moins réservée, mais qui aurait,  elle à dépasser un blocage « culturel »… ? –

– En exergue une citation de Paul Eluard : «  Il n’y a pas de hasard, il n’y a que des rendez-vous » que l’on retrouve dans le texte à la page 43 introduite pas : Une phrase qu’il avait déjà entendue résonnait en lui … petite mise en abyme

Le RV prévu depuis toujours finalement, entre les deux héros, est aussi pointé du doigt par l’auteur malicieuse qui renvoie à la construction du livre.

– Correspondances aussi dans le vocabulaire des lieux , l’escargot lorrain, le schneck devenu pain aux raisins  et les mots avec des finales en « ac » du pays de la jeune fille qui équivalent à ceux  en « ange » chez Quentin (qui signifient l’ appartenance à un lieu ou à une personne) et aussi peut-être même peut-on rapprocher en les croisant…le ac du « Qu » de Quentin et l’ « ange » d’Angélyne

«  Le lien se tissait, son cœur était présent »

Et là, même le vocabulaire géo classificateur se charge de sens nouveaux.

Quentin joint le geste à la parole invite sa guide à imaginer son village loin, très loin, … » Je crois apercevoir ta maison : celle qui est recouverte d’ardoises …je la vois réellement « … derrière la ligne bleue des collines

Et c’est, au moment de cette reconnaissance par Angelyne, de la maison natale, que l’auteur va la décrire, que l’on va connaître son visage, vu par Quentin.  Emotion sensuelle.

Le chemin qu’ils empruntent va déboucher sur l’édifice,  sur le temple qui devient un lieu propice à l’exaltation dans une prose poétique en symbiose. La descente de Quentin vers le théâtre antique est lue par Geneviève Kormann

Une descente vertigineuse, dans un temps devenu élastique. Un raccourci, un passage temporel de bonheur intense, dans un refuge, avec une nature complice (un peu rousseauiste). Les lieux conduisant à une rêverie plénitude et sérénité. Prise de conscience paroxysmique de l’existence. Une jouissance née de l’effacement dans une nature protégée et profonde qui est son reflet.

Dans un deuxième temps, Angéline rejoindra Quentin et …tombera dans ses bras  pour de sensuels baisers.  Le silence les entoure dans cet instant suspendu. Ils évitent de parler de commenter ce qui leur arrive avec des mots  » de psy « …de peur de tout gâcher, de tout casser.  Est-ce qu’il a partagé son expérience ?

Il faut peut-être laisser une part d’ombre pour donner une chance aux sentiments d’exister ?

Le langage scientifique, la poésie et le silence.

Ils remonteront en se tenant par la taille.  Un retour très simple à la vie.

L’auteur et le lecteur les lui abandonnent

 

Je remercie Solange TELLIER de m’avoir permis de rédiger ces quelques notes. En suivant Quentin,  je n’ai pas vu le temps passer et j’y ai trouvé beaucoup de plaisir !

Claire Antoine (APAC Metz)

  • note de l’auteur à propos de Mourillac > Il s’agit de la ville de Rouillac, en Charente, à l’anagramme presque parfait (hormis le M)

photos : théâtre des Bouchauds, Rouillac et ses maisons lovées contre l’église au curieux clocher roman octogonal, et Sainte Radégonde de Talmont qui vient en illustration de la nouvelle « 28 septembre » qui vient en point d’orgue de « Premier été ».

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Je remercie Claire Antoine d’avoir pris le temps de faire à propos de Premier été une analyse très pertinente. Elle a su y voir des choses que moi-même j’avais sans le vouloir vraiment « dissimulées » derrière mes mots, se faisant en quelque sorte le révélateur de mon inconscient. Elle a su aussi retrouver quelques références littéraires (Sand, Rousseau), de celles que j’ai du mal à faire parce que ma culture littéraire, même si elle n’est pas inexistante, persiste à rester invisible. J’ai pris tellement de choses, ici ou là, mais ma mémoire est volatile (rha que je n’aime pas ce e, et pourtant il le faut), elle s’imprègne mais ne laisse rien en surface. Ma mémoire de lecture est un peu, à la manière du Causse que j’aime tant. Elle laisse glisser le fluide jusqu’au plus profond de ses entrailles mais ne retient rien en surface. Il m’est déjà arrivé de dire à mes collègues auteurs, et de m’en excuser, combien je prends plaisir à les lire et combien l’histoire finit par se perdre dans les méandres de mes neurones au profit du ressenti, des sensations qui eux restent bien ancrés dans la mémoire de mon coeur. J’espère ne pas les décevoir en disant cela. Claire m’a permis de réaliser que mes lectures ne me sont pas inutiles. Si j’en oublie le fil, la substance reste bien présente.

Donc, merci Claire Antoine pour cette façon que tu as eu de faire re-naître mes mots et à travers eux tous ceux que j’ai retenus, sans le savoir, de mes propres lectures.

A l’occasion du Café littéraire APAC consacré samedi 17 janvier à Solange TELLIER
Mes réflexions, mon parcours au fil de la lecture,
Ce que j’ai aimé dans le court roman, situé entre réel et imaginaire,
« Premier été » de Solange Tellier
Les personnages, Quentin, Angélyne, un lieu/personnage la Charente en particulier Mourillac et son théâtre antique, et par petites touches disséminées, la Lorraine.
D’abord les personnages pour entrer dans le récit par cette porte-là
Le jeune Quentin a 27 ans il est docteur en géographie depuis peu : donc il écrit, décrit et parcourt la terre. Ce n’est pas (encore ou peut-être ne le sera-t-il jamais) un géographe « aménageur du territoire » .
En décidant de prendre la route, vers l’océan, le jeune homme entraîne avec lui le lecteur dans une sorte de zoom, grâce à une série de rencontres de plus en plus intimes, rapprochées, rencontres avec des lieux et des êtres.
Il va dépasser le scientifique, le savoir dans le récit-là. (Dans un retour aux sources de lui-même)
Un parallélisme existe clairement entre :
Université/ abstrait/scientifique/insensibilité //
avant l’université/concret/voyage /le personnel/ le sensible/ le profond , ce que Quentin va rechercher et retrouver, d’une certaine manière.

L’instance narrative confirme son discours scientifique avec des phrases comme celle-ci : « Quentin le savait, les particularités géologiques et climatiques sont déterminantes pour la structure de l’habitat. » Les phénomènes naturels sont premiers. L’homme intervient après et s’adapte au terrain.
Le vocabulaire précis rappelle tous les dadas du géographe avec le plaisir que l’on peut ressentir à utiliser le mot juste pour le sol et le sous-sol : Les cuestas, les buttes témoins, etc. Une volonté d’identifier, de nommer et de décrire finement le socle.
Page 15, grâce à un poème présenté, en note, comme étant celui du « vrai » Quentin pointe l’idée d’un récit autobiographique : Surmarqueur d’une réalité autobiographique mais aussi lien avec la deuxième partie intitulée 28 septembre.

Le prénom est important
C’est comme si la recherche en quelque sorte de la signification invisible de son nom justifiait son voyage et son arrivée dans le village de Saint Quentin
D’ailleurs la jeune Angélyne qu’il va rencontrer en arrivant en Charentes, le deuxième personnage a elle aussi un nom qui la dépasse, qui la relie à un lieu : Saint Jean d’Angély. A un lieu et à l’histoire : d’ailleurs elle va guider Quentin. Elle est incollable sur l’histoire de sa région.

Quentin est en route…La conscience de ce qu’il y a autour de lui se réveille, ses sensations refont surface .

Tous les déplacements ne sont pas profitables en qualité « d’être ».
En effet, en passant de son village, de l’enfance, des bois, à l’Université, à l’ âge adulte, il a été précisément amputé de sa capacité à être. Il a dû oublier le plaisir de s’abandonner. Plaisir du « détachement » des choses ? Se détacher de l’inutile, de l’encombrant.
Et c’est le rôle du voyage, qu’il va entreprendre que cette reconquête de lui-même, sans abandonner pour autant son idéal de géographe contemporain, d’homme du flux du déplacement… Il va en quelque sorte retrouver son propre flux vital.
Il franchit, dès le chapitre 2 les limites de son département. Premier pont, première frontière. Il est présenté comme « dé-paysé » Un changement mental va tout de suite intervenir. Il entame son chemin personnel de transformation vers la Charente.
Il reprend les commandes de lui-même avec des gestes du quotidien, Il se douche, se purifie, sourit et chante. La luminosité, l’air vivifiant et apaisant, la présence d’hirondelles, de tourterelles lui font retrouver pureté, innocence.

Gül Ilbay lit un extrait du livre où Quentin retrouve le goût simple du plaisir du goût, du toucher, de la vue. Une promenade au marché.

Et… il rencontre Angélyne. Celle qui va devenir son guide lui promet des paysages magnifiques et des « soirées magiques ».
… la tête de Quentin heurte la carosserie de la voiture dans laquelle ils étaient montés. Le choc !
Ce qui suit fait penser à La mare au diable de George Sand, au moment où tous les repères disparaissent (avec un mystérieux retour en arrière où sont évoqués les Fades ) pour que les deux personnages puissent s’avouer leur attirance réciproque
Les correspondances, les connivences vont s’accumuler et de multiples liens, des correspondances secrètes vont se faire jour entre les deux personnages, entre la Charente et la Lorraine
– Poétique, en résonance avec la Meuse de Péguy, fleuve nonchalant, un peu comme la Charente
– C’est là que se situe la petite histoire humoristique du kiss me not (kitchenotte) la coiffe des jeunes charentaises, mise en garde, dissuasive… « ne m’embrassez pas avec cette cornette »…Ici une correspondance entre la timidité de Quentin et son possible blocage psychologique et la jeune fille moins réservée, mais qui aurait, elle à dépasser un blocage « culturel »… ? –
– En exergue une citation de Paul Eluard : « Il n’y a pas de hasard, il n’y a que des rendez-vous » que l’on retrouve dans le texte à la page 43 introduite pas : « Une phrase qu’il avait déjà entendue résonnait en lui « … petite mise en abyme
Le RV prévu depuis toujours finalement, entre les deux héros, est aussi pointé du doigt par l’auteur malicieuse qui renvoie à la construction du livre.
– Correspondances aussi dans le vocabulaire des lieux , l’escargot lorrain, le schneck devenu pain aux raisins et les mots avec des finales en « ac » du pays de la jeune fille qui équivalent à ceux en « ange » chez Quentin (qui signifient l’ appartenance à un lieu ou à une personne) et aussi peut-être même peut-on rapprocher en les croisant…le ac du « Qu » de Quentin et l’ « ange » d’Angélyne

« Le lien se tissait, son cœur était présent »
Et là, même le vocabulaire géo classificateur se charge d’intensité nouvelle.

Quentin joint le geste à la parole invite sa guide à imaginer son village loin, très loin, … « Je crois apercevoir ta maison : celle qui est recouverte d’ardoises …je la vois réellement … derrière la ligne bleue des collines ».
Et c’est, au moment de cette reconnaissance par Angelyne, de la maison natale, que l’auteur va décrire la jeune fille, que les lecteurs vont connaître son visage, vu par Quentin. Emotion sensuelle.
Le chemin qu’ils empruntent va déboucher sur l’édifice, sur le temple qui devient un lieu propice à l’exaltation dans une prose poétique en symbiose. La descente de Quentin vers le théâtre antique est lue par Geneviève Kormann

Une descente vertigineuse, dans un temps devenu élastique. Un raccourci, un passage temporel de bonheur intense, dans un refuge, avec une nature complice (un peu rousseauiste). Les lieux conduisant à une rêverie plénitude et sérénité. Prise de conscience paroxysmique de l’existence. Une jouissance née de l’effacement dans une nature protégée et profonde qui est son reflet.
Dans un deuxième temps, Angéline rejoindra Quentin et …tombera dans ses bras pour de sensuels baisers. Le silence les entoure dans cet instant suspendu. Ils évitent de parler de commenter ce qui leur arrive avec des mots  » de psy « …de peur de tout gâcher, de tout casser. Est-ce qu’il a partagé son expérience ?
Il faut peut-être laisser une part d’ombre pour donner une chance aux sentiments d’exister ?

Le langage scientifique se transforme en poésie et puis c’est le silence.

Ils remonteront en se tenant par la taille. Un retour très simple à la vie.
L’auteur et le lecteur les lui abandonnent

Je remercie Solange TELLIER de m’avoir permis de rédiger ces quelques notes. En suivant Quentin, je n’ai pas vu le temps passer et j’y ai trouvé beaucoup de plaisir ! Claire Antoine

Et moi, je remercie Claire Antoine, pour cette belle analyse, et pour cette occasion qu’elle m’a donnée de passer à Metz un superbe week-end littéraire.

Voir ici l’article dans son intégralité sur le Blog de Claire


Metz pour janvier.

gare

Samedi 17 janvier

16h30

Café-littéraire

Ce café sera une occasion de présenter pour la première fois des extraits de mon ouvrage Fleurs d’étoiles dans des versions anglaise et espagnole. Comme le souligne Claire Antoine qui prépare activement cette rencontre sous l’égide de l’Association messine Plumes à Connaître, c’est une belle façon de se prendre au jeu et de proposer lors de ces rencontres conviviales des choses plus inhabituelles.

Premier été sera bien sûr au programme avec quelques confidences et la lecture du poème « Sous la falaise blanche » qui termine la nouvelle 28 septembre.

J’emporte aussi dans mes bagages Les poèmes de Catherine et mon petit livre vert Si le Theil me racontait. Ils sont tous mes enfants de plume …

Je dis donc à bientôt à tous mes amis de là-haut.

Chez Verlaine,

Il faisait beau sur Metz
L’été offrait ses premières caresses
Un air de vacances et de douce indolence
Verlaine tu m’avais invitée en Lorraine !

Pour l’amour des mots et de la poésie
Pour retrouver là-haut tes Amis
Verlaine, je suis venue aussi.

Il faisait beau sur Metz ce samedi,
Dimanche je suis repartie
Sous la pluie.

©9-06-2013- Stellier

Je repars donc chez Verlaine, en hiver cette fois. J’espère y retrouver ce ciel bleu du mois de juin 2013 qui va si bien à ses belles maisons aux pierres de soleil et pourquoi pas, un peu de neige aussi.

Retrouvez l’invitation sur l’actualité de Femme Actuelle ici



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