L'actualité littéraire de Solange Tellier

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Dimanche 16 octobre 2016

le Theil reviendra sur ses terres avec le salon du livre de Niort.

Dans l’ouvrage « Si le Theil me racontait » vous aimerez retrouver ces ambiances rurales particulières à la région. Les chemins creux, les « palisses », ces brumes matinales dans lesquelles on devine parfois Mélusine ou Almodis de Montalembert. Vous retrouverez les arbres et leurs parfums à chaque saison, et puis aussi ces saisons qui ont fait l’histoire, ces hommes venus de l’autre côté de l’Atlantique trouver refuge dans la petite maison aux volets verts  et encore ce garçonnet aux yeux clairs qui traversera le temps …

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Assise au pied du centenaire qui, comme chaque été, sent courir dans ses veines la sève nouvelle, la petite se sent elle aussi, parcourue d’étranges vibrations qui lui donnent l’impression d’entrer en communion avec le monde végétal, et dans un même temps, en communion avec le monde inconnu, lointain, des âmes et des cœurs de ceux qui ont vécu ici, avec leurs moments de peine et de joie.


Pour empêcher la cicatrice terrible de s’ouvrir, elle avait pris l’habitude de se montrer gaie faisant preuve tout à la fois de légèreté et de finesse dans ses propos. Et même si cela ne convenait pas à tout le monde, même si cela n’était pas toujours compris par son entourage, c’était pour elle une façon d’obliger la trop grande douleur à rester en coulisses. Mais, au plus profond de son être, le fauve restait là, tapi. Alors quand elle ne riait pas, quand elle ne se mêlait pas aux conversations futiles de ses semblables auxquelles elle n’adhérait jamais vraiment, la petite se taisait.

Il fait doux à l’ombre du tilleul. L’arbre tel un père dont les enfants turbulents jouant à cache-cache font vibrer les cordes de la vie, l’arbre qui reçoit contre son tronc généreux une jeune fille dont le cœur semble se fondre au sien, l’arbre se tait. Pourtant que de secrets dans son cœur plus que centenaire !

Contre le tilleul, contre son arbre, la petite apprenait le calme et aspirait la force pour avancer sur son chemin.

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Si le Theil me racontait. Tous droits réservés- ISBN 978-2-35168-391-0

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parc des expositions – Hall des peupliers

FLASH BACK  : clic sur image

place des Brumes

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« Il était une forêt », le film de Luc Jacquet, inspiré par le botaniste Francis Hallé, chercheur et homme de terrain remarquable sort aujourd’hui dans les salles. A la suite d’une de ses conférences Francis Hallé m’avait adressé un courrier à propos de mon premier ouvrage qu’il venait de lire. Son point de vue de botaniste diverge naturellement quelque peu de mon interprétation romanesque.

Chère Solange,

Votre ouvrage m’a mis dans l’embarras. D’une part je le trouve délicieux et ravissant, d’autre part je regrette vos concessions à l’anthropocentrisme : page 14 vous lui donnez un visage, et tout au long du livre vous lui prêtez des sentiments humains, il parle, il sait, il aime, il pense et son « visage semble s’éclairer d’un sourire ». Le philosophe Robert Dumas, auteur d’un « Traité de l’arbre » (Actes Sud 2002) n’aime pas  non plus que l’arbre soit vu comme un être humain : »L’arbre n’offre un détour à la littérature qui nous ramène toujours à nous-mêmes ». Il me semble que l’écrivain est plus efficace, plus pénétrant s’il s’étonne devant le mystère de l’arbre .

Ne vous tracassez pas pour mes critiques, trop intello, votre ouvrage est superbe. Continuez.

Francis Hallé.

J’ai parcouru quant à moi avec intérêt son « Plaidoyer pour l’arbre » qui m’a appris plein de vérités sur les arbres. Malgré ma vision plus littéraire j’arrive à me retrouver dans la façon qu’a Francis Hallé de voir et de parler des arbres. Je m’y retrouve et mon tilleul aussi, et voilà que dans la bande annonce de « Il était une forêt » je relève quelques comparaisons qui se font très … humaines ! dont l’une qui fait état des arbres « ces grands séducteurs capables de charmer les nuages » … héhé … mon Theil devrait se reconnaître un peu.

Quelques liens pour découvrir Francis Hallé :

 France Inter : http://www.franceinter.fr/emission-nous-autres-nous-descendons-des-arbres

et : http://www.franceinter.fr/emission-nous-autres-la-canopee

le film :

http://www.francebleu.fr/evenements/cinema/il-etait-une-fois-une-foret-avant-premiere-france-blue-gironde-979762

http://www.20minutes.fr/cinema/1248305-20131111-luc-jacquet-fait-monter-arbres-il-etait-foret

L’éloge des arbres  et autres reportages : 

http://www.suenoenlafabrica.com/eloge-de-l-arbre.php

http://www.reporterre.net/spip.php?article4981

http://www.outremerlemag.fr/index.php/environnement/769-il-etait-une-foret-de-luc-jacquet-sur-une-idee-de-francis-halle

Que cela ne vous empêche pas de découvrir mon tilleul :

1ier de couverture les deux encres

https://siletheilmeracontait.wordpress.com/synopsis/

 

 

 

 

une autre série de vidéos à découvrir sur youtube en commençant pourquoi pas par celle-ci : https://www.youtube.com/watch?v=tGAqY709-Gg#t=813 puis en cliquant sur la mage droite pour en découvrir plein d’autres. Bon voyage à vous au pays des arbres


salon la jarrie

Dimanche 3 Novembre

La Jarrie – 17-  (près de La Rochelle)

Programme_Salon_Matha_rectoProgramme_Salon_Matha_verso

cliquer pour lire

Dimanche 10 novembre

Matha – 17-

salon loudun 001

Dimanche 17 novembre

Loudun – 86-


En parcourant la Charente ou les Deux-Sèvres en ce moment, je ne peux en longeant ou bien en croisant ce chantier titanesque qui me révulse, m’empêcher de penser aux premiers de ces chantiers qui ont permis une belle avancée des communications. Le chantier d’aujourd’hui est à mon humble avis, un non-sens économique et pour chaque mètre gagné, une catastrophe écologique. Pour gagner à peine une demi-heure entre Bordeaux et Paris on détruit des hectares et des hectares de forêts et de cultures, on détruit des écosystèmes et ce qui fait la vie de milliers d’agriculteurs, on détruit des espaces de vie qui ne pourront jamais se refaire de cette saignée.

Mais le chantier qui arracha l’arbrisseau à sa terre natale, était tout autre. Des ouvriers, nombreux, armés de pics, de pioches, de pelles, ouvraient à travers champs une trouée rectiligne. Les bois n’étaient pas épargnés. La nouvelle avenue, aplanie, empierrée, se voyait pourvue de deux lignes parallèles faite de lourdes barres métalliques qui traçaient ce qu’on appelait «la voie ferrée » ou le « chemin de fer ». Le paysage rural allait peu à peu se transformer pour aboutir lentement, mais inexorablement, au bouleversement de toute une société.
Le mot environnement ne faisait pas encore partie du langage courant, mais à ce stade du progrès les hommes possédaient, ancré en eux, le respect de la terre, cette terre qui les avait vu naître et grandir. Les terrassiers du chantier étaient pour la plupart, issus du milieu agricole auquel ils s’étaient soustraits dans l’espoir d’obtenir de meilleures conditions de vie.

C’est ainsi que l’un d’eux, trouvant sous sa pioche une tige souple mais déjà bien charpentée qui venait tout juste de mettre ses premières feuilles, n’eut pas le cœur à la sacrifier définitivement et décida de la mettre de côté.
Le baliveau fut enveloppé dans une feuille de papier journal humide avec un peu de sa terre nourricière puis placé au fond d’un sac de jute. Le soir venu, il retrouva à la fois l’air libre, et, à son pied, la sensation de la terre fraîchement retournée. Il comprit très vite qu’une seconde vie s’offrait à lui.
A la fois victime et miraculé de l’évolution, le petit tilleul, allait pouvoir grandir paisiblement, loin du bruit des machines à vapeur qui d’ici peu sillonneraient les champs, les bois, où il avait vu le jour.
Dans ce coin de jardin, entre maison et potager, il savait que désormais il pourrait faire sa place, et qu’il le devait à l’âme généreuse, ou tout au moins à l’instinct paysan, d’un homme de la terre, devenu par accident ou par nécessité homme du progrès.

    Si le Theil me racontait. p.27-28


Samedi 6 juillet

9h-12h

Maison de la Presse

Jarnac (16)

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Mardi 9 juillet

19h30

« Autour du tilleul »

Soirée conviviale pour découvrir mon univers littéraire

dédicaces

médiathèque de Linars (16)

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Jeudi 25 juillet

Librairie-Maison de la presse Bonnal

Florac (48)

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Mercredi 31 juillet

Librairie-Maison de la presse Rallier 

Meyrueis (48)

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Dimanche 4 août

Salon du livre 

Mortagne-sur-Gironde (17)

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Qu’elle est bien belle cette petite chapelle de Rauzet, qui n’a plus rien d’une chapelle puisqu’elle est aujourd’hui désacralisée (je ne sais pas si c’est la détermination exacte). Toujours est-il que dès mon arrivée j’y ai ressenti quelques ondes. Quelques bonnes ondes oui, ou tout au moins, beaucoup de sérénité. Les moines avaient cette faculté naturelle (ou plus exactement divine) de trouver les lieux porteurs d’une grandeur particulière. J’aime ces endroits,  surtout quand ils sont oubliés, isolés, secrets.

Je me suis donc installée au fond de la chapelle Nous étions peu nombreux à l’intérieur. Le gros des troupes (fleuristes, horticulteurs …) ayant pris place à l’extérieur.

Beaucoup de monde a défilé tout au long de la journée.  Discuté pas mal. Dédicacé un peu. Et  pourtant il a fallu que ce jour-là deux rencontres me troublent au plus haut point.

La première fut celle avec un jeune paysagiste qui consulte mon Fleurs d’étoiles, regarde la quatrième de couverture et me dise :

« Mais le Causse Méjean je le connais. J’ai été garde du parc national »

Alors s’il connaît le Méjean il connaît Christian.

Et nous voilà partis à discuter sur ce Causse, sur ce berger qu’il connaît, sur d’autres personnes ayant participé à la réintroduction des vautours dans le cadre du FIR auquel j’adhérais également.

Non vraiment, une telle rencontre dans ce tout petit village ! Rencontrer quelqu’un qui connaisse si bien le Causse et Christian tenait de l’improbable !

Ce fut un premier moment d’émotion qui ne tarda pas à être suivi par un deuxième tout autant, si ce n’est plus encore, improbable.

Une rencontre qui m’a troublée et terriblement émue.

Un homme (bel homme ma foi ! eh, on peut le dire tout de même ! ) entre dans la chapelle. Il  fait le tour de l’endroit d’un rapide coup d’oeil, et  se dirige tout de go vers la table où je suis installée avec mes livres et mes poèmes. Le Theil l’interpelle en premier.

« Le Theil c’est le tilleul » me dit-il avec un sourire.

Rares sont les personnes qui le savent. Et il poursuit :

« Chez moi on ne dit pas le Theil mais le Thil ».

Bien sûr ! Bien sûr !

Je souffle seulement :

« Thonne le Thil, peut-être ».

Parmi toutes les recherches que j’ai pu faire concernant l’étymologie de tilleul dans la toponymie je n’ai pas trouvé tant de « thil » que cela. Thonne le Thil fut donc le premier qui me vint à l’esprit.

Je ne vous dis pas la surprise de mon visiteur. Thonne le Thil, minuscule village du canton de Montmédy, à deux encablures d’Avioth et d’un autre tout petit village cher à mon coeur, à l’autre bout de la France !

Et nous voilà partis à discuter de sa région, de sa grand-mère née à Thonne le Thil, de Stenay où lui-même est né. De Montmédy et sa belle citadelle et je ne sais plus encore tellement j’étais gagnée par l’émotion. Il a acheté le Theil et je lui ai offert les poèmes de Catherine. Et je l’ai aperçu avant qu’il ne sorte plongé dans la lecture de mes poèmes.

Oui, vraiment la petite chapelle de Rauzet avait ce jour-là quelque chose de magique.

Dans ce que mon collègue Claude Richon m’avait raconté dès mon arrivée autre chose m’avait interpellée, mais celle-ci n’avait rien pour me plaire, bien au contraire. On  ne peut pas non plus s’accrocher à tous ces signes du hasard, j’espère que concernant le premier événement il ne sera qu’un intrus sans suite et qu’il n’aura rien de prémonitoire parmi les deux autres qui m’ont tellement remplie de bonheur.

J’espère bien retourner un jour à Rauzet pour que mes deux rencontres de l’après-midi emplissent à  nouveau mon âme d’ondes bienfaisantes.


Dans le cadre des deuxièmes rencontres automnales autour de l’arbre et de l’agroforesterie, l’association « La Mie du Pain des Fours et des Moulins » m’a fait l’honneur de me désigner pour être la marraine d’un tilleul qui sera planté demain, samedi 10 novembre, avec quelques autres arbres dans le but de sensibiliser à la lutte contre la déforestation au Maroc et au Sahel et pour promouvoir l’idée d’une agrofesterie possible en Afrique.

J’attends maintenant des nouvelles de mon filleul …



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