L'actualité littéraire de Solange Tellier

Archives de Tag: 28 septembre

salon-du-livre.454.340 la rochelle

Vendredi 5 décembre

de 14h à 19h

Samedi-Dimanche 6 et 7 décembre

de 10h à 19h

Espace Encan

Le programme (cliquer)

28 septembre est une nouvelle qui vient en point d’orgue du roman Premier été. La trame se situe dans la petite cité de Talmont, en bordure de l’estuaire …

L’atmosphère était limpide. On pouvait distinguer facilement la rive opposée de l’estuaire et de la même façon suivre du regard la bordure continentale avec ses falaises blanches se découpant nettes, sur le sable foncé. Bien plus loin en aval, un petit doigt levé au ciel figurait le veilleur de l’estuaire. Cordouan. Au pied du promontoire, les affleurements rocheux que la marée lorsqu’elle est haute recouvre de ses flots, étaient pour l’instant bien visibles. Ils se dévoilaient garnis d’une épaisse chevelure d’algues vert sombre sur lesquelles les mouettes avaient élu domicile. Elles se tenaient, coites, pour la plupart. Quelques irascibles isolées lançaient néanmoins de temps à autre des cris rauques qui effrayaient ou agaçaient leurs congénères. Dérangées dans leur inertie matinale celles-ci battaient alors des ailes un instant et rejoignaient en sautillant un autre perchoir. Des petits chevaliers, arborant une élégante livrée grise et blanche, et juchés sur leurs longues pattes rouges fouillaient la vase de leur bec habile, hochant inlassablement la queue. Quelques sternes passaient, rasant la grève. Une aigrette avançait, solitaire et tranquille, bien plantée sur ses deux pattes graciles. La blancheur de son plumage immaculé tranchait sur les teintes sombres du sable humide. Je suivis le chemin abrité qui se coulait sous les tamaris et les pins parasols, lesquels pour se protéger des vents avaient oublié de grandir. Je devais par endroits courber le dos et baisser la tête pour éviter les branches basses. J’arrivai enfin sur le flanc ouest de l’église, toujours aussi belle avec ses rondeurs typiquement romanes, sa couverture de tuiles roses et la blancheur de ses pierres calcaires doucement éclairées par le soleil d’automne. Dans le petit cimetière, les roses trémières, sans appui ni entrave, frémissaient sous la brise légère. L’automne et ses rafales ne tarderaient pas, hélas, à les coucher au sol. Dans un buisson, un pinson lança soudain ses trilles joyeuses. Automne ou printemps ? Il n’y avait pourtant pas d’erreur possible. Nous étions fin septembre. C’était vraiment une belle journée d’automne.

Premier été. SolangeTellier

stand 44

DSC00051

 

Publicités

Talmont un avant-goût de paradis

©Un avant-goût de paradis –

photo tous droits réservés – avec l’aimable autorisation de mon ami Pierre Chevillot

http://pict.aminus3.com/image/2014-06-30.html

Je suivis le chemin abrité qui se coulait sous les tamaris et les pins parasols, lesquels pour se protéger des vents avaient oublié de grandir. Je devais par endroits courber le dos et baisser la tête pour éviter les branches basses. J’arrivai enfin sur le flanc ouest de l’église, toujours aussi belle avec ses rondeurs typiquement romanes, sa couverture de tuiles roses et la blancheur de ses pierres calcaires doucement éclairées par le soleil d’automne. Dans le petit cimetière, les roses trémières, sans appui ni entrave, frémissaient sous la brise légère. L’automne et ses rafales ne tarderaient pas, hélas, à les coucher au sol. Dans un buisson, un pinson lança soudain ses trilles joyeuses. Automne ou printemps ? Il n’y avait pourtant pas d’erreur possible. Nous étions fin septembre. C’était vraiment une belle journée d’automne.

©Solange Tellier – Premier été – p.113 –

Premier été comprend deux histoires. Les lignes ci-dessus sont tirées de la deuxième intitulée : 28 septembre.

La superbe photo de Pict illustre parfaitement cet extrait.  


Première presse pour premier été

Première presse pour Premier été

***

A noter :

Si le Theil me racontait est publié aux éditions les Deux Encres. Cette maison basée alors à Cholet (Maine et Loire) a été la première à me faire confiance et cette publication fut pour moi, déjà, une belle reconnaissance de mon écriture.

En auto-publiant Fleurs d’étoiles,  j’ai souhaité mener mon projet de A à Z en réalisant, après l’écriture, toute la conception graphique et la mise en page. Cela m’a demandé énormément de travail mais l’expérience est unique et je ne regrette pas de m’être lancée dans cette aventure que j’ai pu finaliser en collaboration avec l’imprimerie bordelaise Copy-Media dont je salue le professionnalisme et la qualité technique. Cette deuxième expérience a été véritablement du pur bonheur avec un ouvrage abouti tel que je l’avais imaginé comprenant les reproductions en couleurs de mes aquarelles et pastels, les  pages album-photos en couleurs également, et pour terminer mes poèmes mis en pages tel que je les avais souhaités.

Premier été, troisième expérience.  Geste inaugure avec lui sa nouvelle collection : la Compagnie des Livres.

J’espère réellement que le bonheur sera le même et je souhaite  que mes lecteurs puissent y trouver eux-aussi le même plaisir.

A suivre donc …

premier ete couverture



%d blogueurs aiment cette page :