L'actualité littéraire de Solange Tellier

Salons d’automne

Etourdie je suis …. j’avais oublié d’annoncer ma présence à Champniers ce dimanche.ssalon-livre-et-patrimoine

Quelle heureuse surprise néanmoins d’y croiser une lectrice de ce site que je remercie pour sa fidélité ici. Elle se reconnaîtra. Je lui souhaite un très beau voyage au pays de Fleurs d’étoiles.

Prochain salon à la fin du mois. Direction la Belgique. Conférence et table ronde à propos de l’autisme et du syndrome d’Asperger dont traite mon récent essai. mons-livres-2016

La nouvelle édition inclut la lettre de Stephan Blackburn, philosophe canadien et autiste militant qui a fait suite à sa lecture de l’ouvrage. Celle-ci a été ajoutée en avant-propos en complément de la préface originale de Maryse Maligne, écrivain et chercheure en psychopathologie

 » J’ai eu la chance de lire votre œuvre. Ce livre, on peut le voir comme un essai. Documenté, franc, précis dans la description d’une personne autiste de haut niveau, il fait la démonstration claire que l’autisme est non seulement mystérieux, mais que dans sa nature même il demeure indéfinissable. Je suis asperger moi-même, et je me suis bien reconnu dans certains traits du personnage, alors que je suis son exact opposé dans d’autres. Parce qu’en outre, ce n’est pas qu’un essai. Je dirais même que c’est tout d’abord un roman… une histoire, douce, dure, terrible, belle, avec ses personnages si clairement dépeints, ses couleurs, ses odeurs, sa musique… Les émotions nous accompagnent, d’un sourire, d’un rire ou d’une larme, toujours…. Ce livre me semble devoir jouir d’une large, très large diffusion…. »

Stephan Blackburn, philosophe québécois, autiste.

Le Theil retrouve ses racines

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Dimanche 16 octobre 2016

le Theil reviendra sur ses terres avec le salon du livre de Niort.

Dans l’ouvrage « Si le Theil me racontait » vous aimerez retrouver ces ambiances rurales particulières à la région. Les chemins creux, les « palisses », ces brumes matinales dans lesquelles on devine parfois Mélusine ou Almodis de Montalembert. Vous retrouverez les arbres et leurs parfums à chaque saison, et puis aussi ces saisons qui ont fait l’histoire, ces hommes venus de l’autre côté de l’Atlantique trouver refuge dans la petite maison aux volets verts  et encore ce garçonnet aux yeux clairs qui traversera le temps …

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Assise au pied du centenaire qui, comme chaque été, sent courir dans ses veines la sève nouvelle, la petite se sent elle aussi, parcourue d’étranges vibrations qui lui donnent l’impression d’entrer en communion avec le monde végétal, et dans un même temps, en communion avec le monde inconnu, lointain, des âmes et des cœurs de ceux qui ont vécu ici, avec leurs moments de peine et de joie.


Pour empêcher la cicatrice terrible de s’ouvrir, elle avait pris l’habitude de se montrer gaie faisant preuve tout à la fois de légèreté et de finesse dans ses propos. Et même si cela ne convenait pas à tout le monde, même si cela n’était pas toujours compris par son entourage, c’était pour elle une façon d’obliger la trop grande douleur à rester en coulisses. Mais, au plus profond de son être, le fauve restait là, tapi. Alors quand elle ne riait pas, quand elle ne se mêlait pas aux conversations futiles de ses semblables auxquelles elle n’adhérait jamais vraiment, la petite se taisait.

Il fait doux à l’ombre du tilleul. L’arbre tel un père dont les enfants turbulents jouant à cache-cache font vibrer les cordes de la vie, l’arbre qui reçoit contre son tronc généreux une jeune fille dont le cœur semble se fondre au sien, l’arbre se tait. Pourtant que de secrets dans son cœur plus que centenaire !

Contre le tilleul, contre son arbre, la petite apprenait le calme et aspirait la force pour avancer sur son chemin.

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Si le Theil me racontait. Tous droits réservés- ISBN 978-2-35168-391-0

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parc des expositions – Hall des peupliers

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place des Brumes

Coup de coeur

Une fois n’est pas coutume. Je vous livre ci-dessous l’extrait d’un ouvrage qui me tient à coeur. En cliquant sur la vignette « coup de coeur » en marge de ce site vous aurez accès à celui de l’ouvrage d’où sont tirées ces quelques lignes. Cet ouvrage est à la fois un témoignage poignant et un superbe roman d’amour où le lecteur découvrira que la « différence » n’est en rien un obstacle à l’amour.
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L’importance qu’il accordait aux odeurs était également remarquable. Il présentait une sensibilité extrême aux fragrances et testait toutes celles qui se présentaient. Nos balades dans la nature était un ravissement pour moi qui avais de la même façon un odorat sensible, mais, tandis que je laissais assez souvent venir à moi les parfums, Gabriel, lui, les recherchait partout. Il froissait un pétale de fleur, une feuille, détachait un bout d’écorce, ramassait un peu de terre qu’il frottait entre ses doigts, un peu d’herbe, il sentait et me faisait sentir. A la manière d’un nez , il usait de références ou de qualificatifs précis pour déterminer la note subtile ou cachée. Il m’avait fait découvrir que l’immortelle des dunes, ou hélichryse, qu’il ne connaissait pas avant l’un de nos séjours près de l’océan, avait une odeur rappelant celle du curry. Il expérimentait chaque senteur, tel arôme le séduisait, tel autre, au contraire, le dérangeait. Il n’y avait pas de demi-mesure.

Ce rapport que Gabriel entretenait avec les senteurs me plaisait surtout, lorsque, à chacune de nos retrouvailles il mettait son nez dans mon cou et me répétait :

— C’est toi, c’est bien toi. Je reconnais ton odeur.

Je relevai qu’il n’utilisait pas le mot parfum, mais le mot odeur. Peut-être la différence qu’il en faisait n’était-elle pas flagrante pour lui. Pas importante. Pas fondamentale surtout. Il y avait les odeurs. Bonnes ? Mauvaises ? Cela n’entrait pas dans son champ de compétences et il ne semblait pas être intéressé à vouloir le déterminer.

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Je pris donc plaisir à choisir mes parfums, mon parfum devrais-je dire. J’avais trouvé une eau florale naturelle de figue qui convenait parfaitement à ce que j’étais et à ce que Gabriel aimait de moi. Il me disait en aimer la discrétion et les effluves délicates.

— Ton parfum va bien avec notre amour, remarqua-t-il un jour.

Je trouvai la remarque bien belle. Le parfum, comme le tourisme était l’élément concret qui collait à un sens, un de ceux, qui entraient en ligne de compte avec sa perception de l’amour. Chimie. Alchimie du parfum.

Quand je lui adressais des courriers je n’oubliais jamais d’en mettre quelques gouttes sur un coin de l’enveloppe.

Aspie je t’M de Marie d’Ardillac

p. 194. Tous droits réservés. ISBN 978-2-9543089-1-3

 

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Anthologie 2016/ Plumes

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La prochaine anthologie des poètes charentais sur le thème « Plumes » sera présentée au public

le vendredi 9 décembre prochain

lors de la soirée consacrée à la poésie organisée par l’Atelier poésie de Cognac.

 

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Journées du patrimoine

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photos S.Tellier

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Quelques mètres suffirent à les amener en surplomb d’un espace dégagé s’ouvrant sur un panorama à couper le souffle. Le jeune homme fut saisi par ce qu’il découvrait. Angélyne avait bien fait de prévenir ! Devant lui, ou plus exactement, en-dessous lui, une cuvette en demi-cercle parfait, épousait le versant de la colline pour descendre jusqu’à une plate-forme située en contrebas que sa guide désigna du nom latin d’orchestra. Quelques soubassements délimitaient des espaces rectangulaires. Sur leur droite des pans de murs se dressaient comme des tours en ruine évidées. L’ensemble ne formait plus un monument à proprement parler, mais les vestiges, par leur dimension, laissaient imaginer une construction imposante à l’époque de sa splendeur.

Devançant la remarque Angélyne répéta ce qu’elle avait déjà dit le matin :

— Ce théâtre était l’un des plus grands de la Gaule rurale.

A flanc de coteau, sur toute la surface pentue et herbeuse, le relief naturel remodelé par le travail des hommes avait permis d’installer la cavea où prenaient place les spectateurs. Les fouilles n’avaient pas permis de mettre à jour d’éléments en pierre, ce qui laissait supposer que le public s’asseyait sur des gradins en bois.

Quentin suivait les explications avec attention, absolument médusé par ce qu’il découvrait au fin fond de cette campagne charentaise. Il laissa son regard glisser jusqu’à la ligne de l’horizon, très loin, tout juste à hauteur des yeux. L’opinion du géographe fut sans appel : ce théâtre devait avant tout sa magnificence à son implantation remarquable.

Sur la vaste plaine, les maisons, les fermes regroupées en hameaux, en villages, piquaient de touches roses et blanches le quadrillage champêtre où les parcelles dorées alternaient avec d’autres déclinant le vert dans toutes ses variantes et que les haies contenaient dans une géométrie régulière. L’ultime limite, délicatement soulignée par le blanc des coteaux calcaires que sublimait le soleil, était par endroits plus relevée dessinant des pleins et des déliés bien marqués. Le ciel d’un bleu profond, aujourd’hui sans nuage, prenait sa part dans le tableau. De ce côté-ci, nulle écharpe de gaze ne baignait le paysage pour diffuser la lumière et noyer les contours qui restaient nets, parfaitement découpés. Cette brume océane, vapeur en suspens, eaux réchauffées reprenant leur cycle infini, n’était visible que sur le versant opposé de la colline, en direction de l’ouest, lorsque, quittant Mourillac, la vue se perd loin, là où la terre rejoint la mer, là où le soleil chaque soir disparaît à fleur de terre pour s’enfoncer dans les flots. Là-bas, si l’on en croit le propriétaire du moulin érigé sur un mamelon au milieu des vignes, on peut, la nuit venue, distinguer depuis la lucarne du grenier, les lueurs du phare veillant sur l’estuaire.

Premier été – p.59sélection prix de l'estuaire recadrée

Solange Tellier – Geste éditions-Tous droits réservés

ISBN 979-10-93644-00-4

 

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Après l’été ….

Après l’été d’autres rencontres >>>

En partenariat avec la Société des Arts et Lettres de Charente

Dimanche 2 octobre

de 10h à 18h

Rencontres et dédicaces en l’église de la Madeleine ( Criteuil près de Segonzac 16)

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Dimanche 16 octobre

Salon de Niort (79)

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26 et 27 novembre

Mon’s Livres

(Mons – Belgique)

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Tournée estivale

Joindre l’utile à l’agréable même quand l’utile est également agréable. Trois rendez-vous signatures pleins de belles surprises, bon accueil à la Maison de Pays, OT Mont Aigoual Cévennes et des instants précieux auprès de Christian.  Que du bonheur !  dédicace florac recadréeDSC03428DSC03442DSC03462DSC03485

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dédicace Florac – le Causse plein cadre – carline > emblème toujours – cigale sur le Larzac – improbables sentiers – > tous les bonheurs à l’arrivée : Cirque de Navacelles, corniche du Méjean, quand l’arbre et la pierre ne font plus qu’un, Vase de Sèvres, ballet aérien, Fleurs d’étoiles.

photos Solange Tellier – Tous droits réservés – blog déposélogo copygright


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