Deux ans déjà …

C’était en juin 2011 que mon tilleul voyait le jour.

J’ai pris le temps les jours derniers de classer dans un cahier tous les petits mots reçus après sa parution. Mots d’ami(e)s et de lecteurs(trices). Vous remarquerez je n’ai pas dit « admirateurs », « admiratrices ». Je n’ai pas osé. Modestie oblige, même si ça ne fait pas de mal à se faire du bien.  Je ressens en relisant vos courriers le même bonheur, celui d’avoir pu, le temps d’une lecture, vous permettre de vous évader à l’ombre de mon tilleul. Chacun de vos petits mots, de vos courriers ont été des petites touches de couleurs qui se sont ajoutées à la magie du tilleul. Et je les relis avec toujours autant de plaisir et d’émotion.

Je ne suis pas prête non plus d’oublier l’émotion du premier ouvrage que j’avais en main. Le tenir, le feuilleter. L’émotion du livre, du vrai, prend ici tout son sens, comme elle devrait le prendre chez les lecteurs. Il n’est de livre que de papier. Je ne veux pas croire qu’un livre électronique vous donne la même émotion et tant pis si j’y perds en « notoriété », mes livres ne seront jamais en ligne sur internet ( pas dans leur intégralité en tout cas) . Concernant cette émotion qui m’avait prise, je m’étais même inquiétée auprès d’ami(e)s auteurs et éditeurs qui m’avaient rassurée. Je n’étais pas la seule sans ce cas. Ouf! N’empêche que j’ai mis quelques heures à m’en remettre. Emotion unique que je n’ai pas ressentie de la même façon pour le deuxième. J’étais même allée jusqu’à parler d’accouchement dans le ressenti psychologique. (ça se dit ça ? à moins que ce ne soit un pléonasme ? ou un contre-sens ? ) – Les puristes me corrigeront –

Mon tilleul aujourd’hui se trouve un peu tiré par mes « Fleurs d’étoiles », il n’empêche qu’il sait encore susciter l’émotion chez les lecteurs. Samedi à l’espace culturel Leclerc de Poitiers c’est lui qui a tenu le haut du pavé. Et finalement cela me fait bien plaisir de voir qu’il tient encore bien sa place.

Histoire de retrouver l’émotion des premiers instants je suis retournée aussi sur le site de mon ami Patrick Pike qui avait fait sur son écho du plumier, une petite page en hommage à mon tilleul, toute en nuance et en délicatesse qui m’avait vraiment touchée.

A relire sur : http://www.patrickpike.fr/lecho/?p=157

« Et ces enfants sans nom, sans âge, deviennent le symbole de l’intemporalité; leur histoire se poursuit dans notre imaginaire, même si l’on sait bien, mais le cœur ne veut s’en convaincre, que l’osmose n’est qu’un rêve qu’il nous plaît de prolonger avec les mots. » 

De tout coeur, merci Patrick pour ce petit billet, superbe.

* Sur la page « Revue de presse », d’autres beaux articles à propos de mon tilleul, comme celui de Didier Catineau pour le journal de Haute-Saintonge, qui évoquait le petit ouvrage de Kléber Haedens « l’été finit sous les tilleuls ».

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