Les soirs de salons ou de séances de dédicaces sont des soirs particuliers. Après des rencontres toujours enrichissantes il faut ensuite « digérer » tout ce qui a été dit, ressenti tout au long de la journée. Le petit salon de Limalonges aujourd’hui, était en territoire « tilleulesque » -salon est un grand mot au sens de salon littéraire, toutefois, le mot s’avère parfaitement adapté en ce sens qu’un salon permet des rencontres et des bavardages, et aujourd’hui ceux-ci n’ont pas manqué.

Les voisins du tilleul, des connaissances de près, de loin, anciennes pour la plupart sont venus. Se souvenir ensemble, répondre aux questions, partager des émotions, recueillir des confidences … des moments très forts. Vraiment très forts. Et puis les lecteurs qui avaient déjà lu « le Theil », qui viennent avec l’ouvrage pour une dédicace et qui racontent comment ils l’ont lu, comment ils l’ont ressenti, d’autres personnes, âgées, qui viennent avec des photos de gens que j’ai connus, une autre personne qui fait le lien avec un ouvrage en sa possession et qui fait l’aller et retour pour me le rapporter et me le prêter. Mes soeurs aussi, qui ont fait le déplacement exprès, et me voilà touchée par ce nouveau regard qu’elles portent sur moi. Elles prennent leur part de ce petit succès, me présentent à leurs connaissances, un brin de fierté ou d’émotion, je ne saurais trop dire, au coin de l’oeil. Et puis encore des familiers des acteurs du tilleul qui veulent des précisions sur les faits, sur les personnes que j’évoque.   Mon tilleul est avant tout poésie mais certains faits toutefois retiennent  l’attention. Vraiment la journée d’aujourd’hui fut particulièrement forte. Je suis rentrée à la fois heureuse et moralement touchée.

Décidément, le tilleul de Theil est un tisseur de liens extraordinaire. Ce soir, l’envoi de la page 5 destiné à toutes les personnes qui vivent dans le livre se révèle plus vrai que jamais. Qu’elles se rassurent, je n’en oublie aucune, toutes aujourd’hui étaient dans mes pensées, toutes, ici-bas ou ailleurs, toutes elles se trouvent portées par le tilleul et chaque instant je les remercie de leur présence, de leur souffle entre les pages … unissant le passé et le présent dans ce tout petit livre.

 » A vous par qui le Theil est né, à vous par qui il continuera de vivre – lecteurs vous êtes de ceux-là »

Dimanche, sera sans doute encore différent, mais l’expérience de la lecture publique d’un extrait du Theil devrait aussi être fort gratifiante.

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