En parcourant mon florilège de poésies je viens de retrouver celle-ci … Monsieur Carême, je vous remercie d’avoir si bien parlé, avec quelques années d’avance sur mon Theil, de la « petite » de mon tilleul. Clin d’oeil une fois de plus au temps sans heure. Et plaisir de vous faire partager ces quelques vers.

Cette petite enfant croyait –
Quand elle chantait toute seule
Dans le fond du jardin –
Que personne ne l’écoutait.
Mais elle oubliait le tilleul
A qui le vent prêtait
La longue flûte verte,
Le tilleul qui se croyait seul
Lui aussi au coeur de l’été.
Et les étoiles, sur le bord
Bleu du ciel, se penchaient si fort
Pour mieux les écouter.

Maurice Carème

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