23 avril 2011

Benoît Caurette

Pays de Cognac

Notre correspondante de Fleurac publie son premier roman, «Si le Theil me racontait». Un récit poétique au parfum de terroir.

De Tellier à theil, il n’y a qu’un son. Coïncidence amusante dans l’histoire d’une plume charentaise et d’un tilleul des Deux-Sèvres. Solange Tellier, instit’ à Jarnac, passionnée d’écriture de longue date et correspondante de Charente Libre depuis trois décennies à Fleurac, est tombée sous le charme d’un grand arbre vert. Après quelques années de recul et de maturité littéraire, elle raconte cet amour de vacances poétiques dans son premier roman «Si le Theil me racontait», dont la parution – aux éditions «Les deux encres» – est prévue le 31 mai prochain.

Du rêve et des histoires vraies

«Le theil, c’est de la langue d’oc mais aussi du picto-charentais pour désigner le tilleul», explique l’auteure. C’est aussi le nom d’un village des Deux-Sèvres, à quelques pas du Nord-Charente où elle passait ses étés il y a une quinzaine d’années. «Dans une petite maison aux volets verts ombragée par un tilleul, le lieu idéal pour se laisser aller à la rêverie.» Et tendre l’oreille vers le tronc séculaire riche de mille souvenirs. «Les hommes ont oublié d’où il venait. Lui, il se souvient. Sa mémoire s’est inscrite au fil des années dans les cercles de sa vie et quand le souffle du vent agite au printemps ses feuilles tendres. Ce sont des murmures d’âmes qui se réveillent et emplissent l’air de leurs confidences secrètes.»

Solange Tellier aurait pu se contenter d’imaginer ce que le tilleul a vu depuis qu’il est arbre. «Mais non, je voulais m’inspirer de faits réels. Il s’en est passé des choses dans cette maison. Des moments intimes mais aussi des événements historiques.»

C’est là, par exemple, qu’on a caché un aviateur américain pendant la Seconde Guerre mondiale. Autant d’anecdotes que l’auteure tire de la mémoire collective et surtout des souvenirs des anciens propriétaires, «un vieux couple aujourd’hui disparu.»

Ce conte poétique empreint d’une certaine nostalgie déroule son fil en 90 pages, dans un style facile à lire. C’est une idée de bouquin pour l’été. À dévorer à l’ombre d’un tilleul, évidemment.

«Si le Theil me racontait», par Solange Tellier, aux éditions «Les deux encres». 90 pages, 11 €. Souscription à 10,50 € jusqu’au 31 mai. Souscrire aux conditions préférentielles  sur le site de l’éditeur : http://les2encres.net

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